WE DEMAIN : En lisant l’essai graphique, le constat est assez dur. Il démontre que rien ne va dans nos sociétés occidentales. Alors, peut-on encore garder espoir ?
Nicolas Hulot : Nous n’avons pas le choix. D’abord, rien n’est joué. Nous sommes à un moment déterminant. Ce que nous allons décider individuellement, mais surtout collectivement, dans les prochaines années va conditionner l’avenir pour le meilleur ou pour le pire.
Donc nous ne pouvons pas baisser les bras. Si nous voulons que cela se termine d’une manière heureuse, la vérité c’est qu’il va falloir changer notre modèle. Il faut le changer radicalement mais progressivement.
Muriel Douru : L’espoir seul ne suffit pas, s’il n’est accompagné d’actes très concrets.
Il faut se demander, à titre personnel, ce que l’on peut faire. Quand on se pose cette question-là, cela fait quand même très mal. On passe par une forme d’effondrement intérieur, tout ce qu’on croyait par le passé s’écroule.
Changer à son échelle permet d’influencer à son tout petit niveau, puis cela se dilue et crée une forme d’action collective.