Restrictions de licences, coupures d'eau… l'Espagne durcit le ton contre les locations touristiques
Les boîtes à clés pour les locations touristiques se multiplient dans les villes espagnoles. Crédit : Robert Ray / iStock.
L’Espagne fait face aux effets désastreux du surtourisme, incitant plusieurs grandes villes comme Séville, Valence et Barcelone à prendre des mesures drastiques pour limiter les locations touristiques illégales et préserver l’équilibre de leurs quartiers.
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En Espagne, le surtourisme, et ses effets désastreux, fait de plus en plus grincer des dents. Alors qu’on soupçonne qu’un appartement sur trois est exploité illégalement à des fins touristiques à Séville, le maire José Luis Sanz vient d’annoncer sa volonté de couper l’eau aux logements en état d’irrégularité. 5 000 appartements et maisons seraient concernés dans un premier temps. “Nous agissons avec une tolérance zéro envers les appartements touristiques loués de manière irrégulière. Il faut davantage de contrôles et plus de sévérité, après des années pendant lesquelles les politiciens municipaux ont fermé les yeux”, a-t-il déclaré. La ville, cependant, continue à délivrer de nouveaux permis pour les locations touristiques…
Ce phénomène, lié aux plateformes comme Booking.com, Abritel et Airbnb, est très répandu en Espagne. À Valence, la réglementation relative aux logements à usage touristique vient d’être modifiée afin de lutter contre les dérapages. Tout logement à usage touristique doit désormais disposer d’un permis en bonne et dû forme, renouvelable tous les cinq ans, sous peine d’une amende allant de 100 000 à 600 000 euros. Une nécessité : il y aurait quelque
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