En Isère, des hameaux écolos partagés

AtticA a fait le choix de diminuer le nombre de mètres carrés privatifs, pour augmenter en proportion celui des communs. "Le commun, notre ciment social, à rebours d’une pseudo-indépendance qui nous isole." - © AtticorA

Publié le par Emmanuelle Vibert

Ça commence par un montage financier alternatif à la location comme à la propriété. La construction des hameaux d’Atticora est financée par l’épargne des associés de la SCIC. Puis, les habitants paient un loyer dont une partie est épargnée sous forme de parts sociales de la SCIC. Lorsque “l’habitant associé” a une part de capital égale au prix de sa maison, il ne verse plus de loyer, il en a acquis l’usage.

Il existe cinq hameaux à ce jour : un à Notre-Dame-des-Millières, près d’Albertville (Savoie), un à La Mure, un à Herbeys et deux à Nantes-en-Ratier, trois communes situées en Isère. Tous les curseurs écolos y sont poussés au maximum. On peut accéder à des commerces à vélo ou à pied ; le soutien à une activité maraîchère voisine est organisé.

Les logements sont écoconçus et la qualité de leurs finitions intérieures est telle que la mise en peinture est superflue. Les parquets massifs sont cloués sans colle, les isolants sont perméants à la vapeur d’eau (pas besoin de ventilation double flux). Bien sûr, les infrastructures sont mutualisées (chaudière bois, récupération des eaux de pluie, compostage, jardins partagés, arbres fruitiers) et certains espaces en commun tels que chambres d’amis, salle polyvalente, atelier, buanderie, sauna, garage vélos.

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