En Chine, chaque année, 1,6 millions de personnes meurent de la pollution. L’une des premières causes de ces décès prématurés ? Le trafic automobile. En 2014, la Chine comptait 115,8 millions de véhicules en circulation – contre 31,8 millions en France.
C’est précisément à Pékin, capitale de l’Empire du milieu, que l’artiste néerlandais Daan Roosegaarde a eu l’idée d’inventer un vélo qui capterait l’air pollué pour le purifier et le renvoyer vers le cycliste. Son nom : Smog free bicycle.
L’objectif du projet est double : dépolluer l’air et décongestionner les villes, en particulier de Chine, en contribuant à populariser les moyens de transports écofriendly.
Grâce à l’énergie produite par les coups de pédales de son utilisateur, le vélo aspire l’air pollué, le nettoie grâce à un procédé d’ionisation positive… puis le rejette, purifié.
Un principe comparable à celui de la Smog free tower que l’artiste hollandais avait dévoilée en 2015. Cette tour est le plus grand purificateur d’air au monde : 7 mètres de haut et 3,25 mètres de large. Elle permet d’aspirer 30 000 mètres cubes d’air pollué par heure et, ainsi, de purifier l’atmosphère 20 mètres à la ronde.
Encore en phase de développement, ce projet de vélo dépollueur, mené en collaboration avec l’artiste britannique Matt Hope et l’université de Tsinghua, est soutenu par le gouvernement chinois.