Révolution dans les rizières : ce riz divise les émissions de méthane par trois
Rizière en terrasses à Ban Pa Bong Piang, dans la province de Chiang Mai, au Thaïlande. Crédit : Thirawatana / stock.adobe.com
Le riz nourrit plus de la moitié de la planète, mais sa culture génère près de 12 % des émissions mondiales de méthane. Des chercheurs, des prêtres balinais et même des poissons explorent aujourd’hui des solutions pour rendre ce pilier de l’alimentation plus vert.
Mis à jour le
On parle beaucoup des vaches quand il s’agit de méthane, mais on oublie souvent le riz. Et pourtant, cette céréale représente à elle seule près de 12 % des émissions mondiales de ce puissant gaz à effet de serre. Pourquoi ? Parce qu’il pousse souvent dans des rizières inondées, où l’eau stagnante coupe l’oxygène et crée un environnement parfait pour les bactéries méthanogènes. Autrement dit : un cocktail explosif pour le climat, cultivé à l’échelle de continents.
Mais la donne est peut-être en train de changer. En avril 2025, une équipe de chercheurs sino-suédoise publie une avancée spectaculaire dans Science of the Total Environment : ils ont mis au point une variété de riz non génétiquement modifiée qui émet 70 % de méthane en moins… tout en battant des records de rendement.
Doubler les rendements en émettant 70 % de méthane en moins
Déjà abonné(e) ? Activez votre compte ou connectez-vous en un clic.
Je continue