Retrouvez le reportage complet dans le numéro 27 de We Demain, disponible en kiosque et sur notre boutique en ligne
We Demain a pu pénétrer dans le Pôle opérationnel du Commandement interarmées de l’espace, d’où la France observe les quelque 2 000 satellites qui gravitent autour de la Terre. Alors qu’Emmanuel Macron a annoncé la création pour septembre d’un grand commandement de l’espace, les États n’ont jamais été aussi dépendants des satellites et s’arment pour les protéger.
Le commandant Nicolas, initiateur de l’analyse des mouvements sur l’arc géostationnaire, devant la représentation graphique de satellites de différents pays. Ce dispositif permet d’observer les mouvements de satellites aux intentions parfois suspectes voire inamicales et qui témoignent de cet enjeu militaro-spatial. C’est grâce à ce système que l’adjudant-chef Arnaud a pu repérer les déplacements du satellite russe Luch-Olymp venu espionner le satellite franco-italien Athena-Fidus (communications militaires sécurisées).
La représentation planisphérique permet de suivre sous un autre angle l’activité spatiale en temps réel.
Michel Pons, qui a travaillé 35 ans au CNES, est aujourd’hui conseiller technologique et innovation auprès du général. L’espace est une affaire à la fois civile et militaire, donc politique.
Représentation graphique de la constellation Glonass, système de géolocalisation russe.