Chaque année, le concours Environmental Photographer of the Year rappelle que la photographie peut être bien plus qu’un outil esthétique : un révélateur, parfois brutal, de nos contradictions écologiques. Pour sa 18ᵉ édition, l’édition 2025 a attiré des centaines de candidatures venues du monde entier, dessinant un panorama saisissant des tensions qui traversent nos territoires : excès d’intrants agricoles, zones humides asséchées, inondations chroniques, mais aussi résilience collective et solutions d’adaptation déjà à l’œuvre. Des images qui documentent les dégâts, certes, mais qui racontent surtout la capacité humaine à faire face, à réparer, à inventer autrement.
Parmi les lauréats et finalistes, cinq photographes – majoritairement issus de pays particulièrement exposés aux dérèglements climatiques comme le Bangladesh, l’Inde ou l’Argentine – donnent à voir ces lignes de fracture depuis le terrain. Une vue aérienne des ravages invisibles du phosphate, des femmes iraniennes nettoyant un marais à l’agonie, une école sur pilotis où l’on continue d’apprendre malgré la montée des eaux : autant d’images-frontières entre alerte et espoir. Porté par la Chartered Institution of Water and Environmental Management, avec le soutien d’Arup et de la Brave Blue World Foundation, le concours s’impose comme une plateforme internationale où la photographie devient un levier de prise de conscience, mais aussi un appel à l’action. Chez WE DEMAIN, ces images résonnent comme autant de récits visuels du monde qui bascule – et de celui qu’il reste à construire.