Industrie pétrolière : siphonner toujours plus loin avec l'IA

Prospection en haute mer : quand les supercalculateurs guident les forages en mer. - © Kovalenko / stock.adobe.com

Publié le par Benoit Collet

Pendant que la planète brûle, les géants de la tech et les pétroliers creusent de concert… vers un avenir toujours plus carboné. Ces derniers ont attribué une nouvelle mission à l’intelligence artificielle : repérer des gisements de pétrole invisibles jusqu’alors, afin de les exploiter jusqu’à la dernière goutte pour le compte de l’industrie fossile. Un travail pour lequel son supercerveau met en branle 1,6 milliard de calculs par seconde, soit l’équivalent de 8 500 ordinateurs travaillant simultanément sur une même tâche.

L’été dernier, TotalÉnergies a inauguré au pied des Pyrénées, à Pau, Pangea IV, la dernière version de son supercalculateur dédié à la prospection pétrolière. Chaque jour, cet énorme data center, conçu par IBM pour le compte du géant français des énergies fossiles, mouline des milliers de téraoctets de données géologiques dans le but de découvrir de nouveaux gisements et d’améliorer le rendement des plateformes pétrolières du groupe aux quatre coins de la planète.

Économiser des centaines de millions de dollars avec l’IA

“C’est comme une échographie de la Terre. Pangea nous sert à obtenir une image en trois dimensions et à savoir comment les fluides s’écoulent dans le sous-sol”, explique dans une vidéo promotionnelle Emmanuelle Brechet, vice-présidente pour les technologies data chez OneTech, la branche R & D de Total, avant d’ajouter : “Dans le forage, nos taux de réussite sont passés d’un sur dix il y a quinze ans à un sur quatre aujourd’hui. Avec Pangea IV, on vise un sur trois. Il va nous faire économiser des centaines de millions de dollars.”

Dans la cartographie des réserves pétrolières non encore exploitées, l’IA s’avère une arme redoutable pour les 13 000 personnes qui travaillent dans la branche exploration-production de Total, dont près de 3 000 à Pau. Là où il fallait auparavant des mois aux ingénieurs géologues pour modéliser des réserves piégées dans le sous-sol, l’IA

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