À la pêche aux filets fantômes : comment Healthy Seas plonge pour nettoyer nos côtes
Une mer de détritus invisibles ? On estime que les engins fantômes représentent 10 % de tous les déchets marins. Crédit : Arena/Healthy Seas.
Publié par Florence Santrot | Mis à jour le
En Croatie, nous avons suivi une équipe de plongeurs et de bénévoles qui traque les filets de pêche abandonnés, des filets fantômes. Une action concrète, circulaire et internationale portée par la fondation Healthy Seas et Arena, à laquelle s’est joint Andy Donaldson, nageur d’ultra-marathons.
Direction l’Adriatique pour suivre l’une des nombreuses missions menées aux quatre coins du globe par la fondation Healthy Seas. À bord du bateau, le moteur gronde doucement. Devant nous, la mer d’un bleu franc, troublée par quelques vaguelettes qui viennent mourir au bord des rochers et de forêts touffues. Sous la surface, des filets de pêche invisibles à l’œil nu mais meurtriers pour la biodiversité marine. Et c’est là tout l’objectif de l’ONG fondée aux Pays-Bas en 2013 : nettoyer les littoraux et les fonds marins côtiers de leurs déchets puis s’assurer de transformer ce plastique usagé, notamment le Nylon 6, pour lui redonner de la valeur. À commencer par les filets fantômes, volontairement laissés ou perdus dans l’océan par des pêcheurs.
Ce matin-là, à Krnička, en Istrie, au nord de la Croatie, l’équipage d’Healthy Seas se prépare pour une opération de récupération. À la poupe, trois plongeurs enfilent leur combinaison et préparent leur matériel dans une concentration quasi militaire. Tout est parfaitement rodé : chacun connaît sa place, son rôle, sa mission. “C’est une plongée en plusieurs étapes aujourd’hui, nous explique Samara Croci, porte-parole d’Healthy Seas. On a identifié deux filets à quelques minutes d’ici. Ils sont là depuis plusieurs mois, coincés sur des structures rocheuses. Le but est de les retirer sans abîmer l’environnement, puis de les remonter à la surface. Nous irons ensuite récupérer d’autres éléments abandonnés, comme de vieilles nasses à poissons.”
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