Champagne Drappier : la vigne en héritage, la planète en ligne de mire
Michel Drappier au coeur des caves historiques de la Maison, creusées dans la craie au XIIᵉ siècle. C’est ici, à l’abri de la lumière, que les champagnes Drappier poursuivent leur lente maturation. Crédit : Jeremy Lempin. - © JEREMY LEMPIN
Publié par Florence Santrot | Mis à jour le
À Urville, dans l’Aube, la Maison de Champagne Drappier incarne une autre idée du luxe : celui d’un terroir respecté, d’un vin vivant, et d’un lien profond entre les générations. Michel Drappier nous ouvre les portes d’un domaine où la vigne s’écoute autant qu’elle se cultive.
“Une famille, un vin, un terroir.” Chez les Drappier, la devise n’est pas un slogan marketing. C’est une ligne de vie. Implantée à Urville, dans l’Aube, la maison familiale revendique un ancrage fort dans ce coin du sud de la Champagne, où les vignes plongent leurs racines dans un sol jurassique vieux de 155 millions d’années. Depuis des générations, on y cultive l’art de faire du vin comme on tisse un lien invisible entre les hommes, la terre et le temps.
C’est ici que Michel Drappier a pris le relais, en respectant une mémoire tout en engageant une transformation silencieuse. “Le climat, le sol et la tradition humaine ne sont pas reproductibles”, affirme le dirigeant. Mais comment continuer à faire du bon vin quand le climat, lui, dérègle tous les repères ? Bien avant tout le monde, avant que les aides publiques n’existent, en acceptant une perte de marges, dans la solitude de sa vision et de ses convictions, la maison Drappier a entamé la transition écologique de ses 15 hectares de vignes et de tout son processus de production.
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