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Essentia : Moët & Chandon prépare l'avenir avec son conservatoire des cépages

Vue aérienne du conservatoire des cépages Essentia, en Champagne. Crédit : Moët & Chandon.

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“C’est une démarche entamée depuis dix ans par la Maison. Le but est de remettre le matériel végétal au coeur de nos activités agricoles”, explique Félix Bocquet, Directeur du développement technique et de la viticulture durable de Moët & Chandon. Si on se penche sur l’histoire de la viticulture, la Maison a le souci de la préservation des cépages depuis la fin du XIXe. À cette époque, le Fort Chabrol, près d’Épernay, a joué un rôle déterminant dans la crise du phylloxéra. Plus tard, en 1900, Moët & Chandon y installera la première “école pratique de viticulture” avant d’en faire un laboratoire de recherches. Depuis deux ans, la Maison, qui exploite 1 300 hectares en Champagne, a ajouté une nouvelle corde à son arc : Essentia.

“Nous avons aujourd’hui des vignobles hypersélectionnés, que ce soit les porte-greffes comme les cépages. Cela garantit la qualité et le rendement mais ils ont été sélectionnés selon les critères de sélection de l’époque, il y a plus de 60 ans. En réalité, on n’a encore jamais vraiment joué sur le matériel végétal. Avec le réchauffement climatique, cela devient une nécessité. Nous avons besoin du panel le plus vaste possible, de retrouver une diversité des cépages pour voir ceux qui s’adapte le mieux aux évolutions rapides du climat. C’est l’object

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