#balancetonporc !! toi aussi raconte en donnant le nom et les détails un harcèlent sexuel que tu as connu dans ton boulot. Je vous attends
— Sandra Muller (@LettreAudio) 13 octobre 2017
Depuis une semaine, des femmes fédérées autour des mots-dièse #BalanceTonPorc ou #MeToo prennent la parole sur les réseaux sociaux pour raconter le harcèlement ou les agressions sexuelles dont elles ont été victimes.
À l’origine de ce phénomène : la française Sandra Muller, journaliste à La lettre ouverte de l’audiovisuel, qui a lancé le 13 octobre le hashtag “BalanceTonPorc” sur Twitter en réaction à l’affaire Harvey Weinstein. Un producteur de cinéma américain accusé de viol.
La journaliste française invite les victimes à donner les détails et le nom de leur agresseur, elle-même ayant subi cela par son ancien directeur de chaine. “Tu as des gros seins. Tu es mon type de femme. Je vais te faire jouir toute la nuit”, lui aurait dit son agresseur.
"Les jolie négresses comme toi elles font le tapin d'habitude" tout en glissant sa main sous mon kilt.#balancetonporc #BalanceTonRaciste
— ✨ IVY ✨ (@Ivy_Luxovius) 19 octobre 2017
Animateur-prod tele dont je refusais les avances "tu ne bosseras plus jamais petite pute! Plus jamais tu m'entends??!!!!" #balanceTonPorc
— Julia Molkhou (@JuliaMolkhou) 14 octobre 2017
Et elle n’est pas la seule : en France, plus d’une femme sur deux (53%) ont été victimes de harcèlement et/ou d’agression sexuelle selon un sondage Odoxa-Dentsu pour Le Figaro et Franceinfo, publié ce vendredi.
Des atteintes souvent sans conséquences pour les agresseurs. Que ce soit par manque de preuves, refus de victimisation ou faute aux lenteurs de la justice.
Quand je bossais dans un bar gay, une nana m'avait mis la main dans le caleçon et embrassé de force #balancetonporc #Balancetatruie
— GLZ (@Guillaume_Lrz) 15 octobre 2017
Bien que majoritaires, les femmes ne sont pas les seules à subir harcèlement et agression. 7 % des hommes auraient eux aussi subi des agressions rapporte Le Figaro.
Grâce à ces hashtags, les personnes ayant été harcelées ou violées peuvent parler et ainsi sensibiliser à travers les réseaux sociaux, pour comprendre que cela n’arrive pas qu’aux autres, que ce n’est pas normal et surtout trop fréquent.