Des profondeurs invisibles aux rivages battus par les vents, l’océan continue de révéler ses merveilles – et ses fragilités – à travers l’œil de celles et ceux qui le photographient. Plus de 15 000 images venues du monde entier ont concouru cette année pour le Ocean Photographer of the Year 2025, reflet d’un océan à la fois spectaculaire, mystérieux et menacé.
Le grand prix a été décerné à Yury Ivanov, photographe basé à Bali, pour son image vibrante de deux minuscules amphipodes, surnommés les “coccinelles de la mer”. Hautes de seulement 3 millimètres, elles rappellent avec poésie que la beauté marine se cache aussi dans l’infiniment petit.
Entre émerveillement et urgence de protéger l’océan
Aux côtés de cette image magistrale, les clichés lauréats dessinent une fresque saisissante : des pingouins fusant comme des torpilles, un macareux aux prises avec un voleur de proie, un surfeur semblant bondir vers un arc-en-ciel… Mais aussi des scènes plus sombres, comme la chasse à la baleine ou le sauvetage d’un cétacé échoué, qui soulignent l’urgence de protéger ce patrimoine vital.
Le concours distingue également la photographe chinoise Jialing Cai, récompensée du Female Fifty Fathoms Award. Son parcours, salué par ses pairs, incarne la passion et l’audace des femmes qui repoussent les frontières de la photographie sous-marine. À travers ces images, c’est bien plus qu’un prix qui se joue : un appel à voir, à ressentir et à agir. Car nous protégeons ce que nous comprenons.