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Ocean Photographer of the Year : les plus belles photos sous-marines de 2025

Publié le par Florence Santrot

  • 1/22
    Deux amphipodes de la famille des Cyproideidae, mesurant chacun environ 3 millimètres de long, reposent sur un corail.
    © Yuri Ivanov

    Coccinelles des mers synchronisées

    Deux amphipodes de la famille des Cyproideidae, mesurant chacun environ 3 millimètres de long, reposent sur un corail. Communément appelées "coccinelles des mers", ces minuscules créatures affichent une coloration et une symétrie saisissantes. "Il a fallu beaucoup de patience et de précision pour composer et éclairer correctement la photo, explique Ivanov. Le résultat révèle un aperçu intime de la vie sous-marine, souvent méconnu."

    Yury Ivanov est un photographe primé basé en Indonésie, titulaire d'un Dive Master PADI et fort de plus de 15 000 plongées. Il a déménagé en Asie il y a plus de 14 ans, où il s'est depuis installé à Bali pour photographier la vie macro locale.

  • 2/22
    Jet ski dans les vagues de nazaréens au Portugal
    © Ben Thouard

    Dans les vagues démontées de Nazaré (Portugal)

    Ben Thouard, photographe français, est lauréat 2025 du prix "Aventure" de l'Ocean Photographer of the Year.

    Une journée difficile à Nazaré. Le vent soufflait du nord, ce qui rendait le surf difficile, explique Thouard. Peu de surfeurs étaient présents et il était difficile de photographier à cause des gros spots, mais finalement, ce moment est arrivé."

  • 3/22
    15 cachalots entourent un plongeur
    © Romain Barats

    Un plongeur entouré de cachalots en pleine socialisation

    Sur l'île de la Dominique, un plongeur est entouré d'un groupe de cachalots. "Nous avons vu 15 baleines en train de socialiser, raconte Barats. La mer était agitée, mais quand on voit quelque chose comme ça, on oublie vite les conditions."

  • 4/22
    un poisson capture une méduse
    © Jialing Cai

    Sur le vif : un poisson capture une méduse

    À Anilao, aux Philippine, un poisson capture une méduse. "Il l'a peut-être attrapée pour se défendre chimiquement en exploitant les toxines de ses tentacules, explique Cai. Pendant que le poisson tenait la méduse, on aurait dit qu'il gonflait un ballon."

  • 5/22
    pieuvre Wunderpus
    © Jialing Cai

    Pieuvre Wunderpus, surnommée "pieuvre photogénique"

    Presque éthérée par sa translucidité, une pieuvre Wunderpus, dites "pieuvre photogénique", juvénile est entourée d'une variété de petits zooplanctons, tels que des larves de crevettes, de crabes et de vers.

  • 6/22
    petit rorqual
    © Marcia Riederer

    En Australie, la beauté d'un petit rorqual

    Un petit rorqual nain observe la photographe brésilienne Marcia Riederer avec curiosité. "Ces baleines sont connues pour fréquenter la partie nord de la Grande Barrière de Corail en hiver, ce qui en fait le seul rassemblement prévisible connu de l'espèce au monde", explique-t-elle.

  • 7/22
    une méduse
    © Antonio Bertran Regas

    Une fusée ? Non, une méduse !

    Une méduse ressemble à une fusée dans l'espace. "J'ai utilisé un objectif fisheye et j'ai pris la photo juste au lever du soleil. Je ne pense pas que je serai un jour aussi près de l'espace que ce jour-là", explique Antonio Bertran Regàs.

  • 8/22
    © Sirachai Arunrugstichai

    Pour la survie du requin-léopard

    Sirachai Arunrugstichai est le lauréat 2025 du prix "Hope" (espérance) de l'Ocean Photographer of the Year. Il a été récompensé pour un cliché prix en Thaïlande d'un aquariologiste qui tient un embryon précoce de requin-léopard de l'Indo-Pacifique, dont les oeufs (oothèque) ont été retirés pour une expérience d'élevage à l'Aquaria Phuket. "Depuis 2023, le programme d'élevage de l'aquarium a permis de produire plus de 40 petits de cette espèce menacée", explique Sirachai Arunrugstichai.

  • 9/22
    Oeuf de calmar translucide
    © László Földi

    Oeuf de calmar translucide

    Aux Philippines, un œuf de calmar translucide, mesurant seulement deux ou trois centimètres de diamètre, révèle son habitant. "Cette image a été prise lors d'une plongée matinale sur l'île de Gato, explique László Földi. J'ai toujours été émerveillé par la diversité de la vie sous-marine qu'on y trouve."

  • 10/22
    baleine échouée
    © Craig Parry

    Il faut sauver la baleine échouée

    Le photographe australien Craig Parry est le lauréat 2025 de la catégorie "Human Connections" (connexions humaines) de l'Ocean Photographer of the Year. Des personnes tentent de secourir une baleine à bosse échouée. "Pendant 15 heures, ils ont travaillé sans relâche, explique Craig Parry. Malheureusement, elle n'a pas pu être sauvée, mais la compassion manifestée est un puissant rappel de ce que l'on peut accomplir lorsque l'on s'unit."

  • 11/22
    orque de Digg
    © Yifan Ling

    Le grand saut d'un orque de Bigg

    Aux USA, une orque saute hors de l'eau. "Le 1er avril 2024, plus de 20 orques de Bigg sont entrées dans le Puget Sound, raconte Yoan Ling. Une orque mâle s'est soudainement mise à sauter hors de l'eau et j'ai pris une photo qui reflète le lien entre les orques et les observateurs de baleines terrestres."

  • 12/22
    © Hugo Bret

    Une victime de plus du Grindadráp aux île Faroe

    Quelle tristesse… Aux îles Faroe, un fœtus de globicéphale noir repose sans vie repose sous le corps de sa mère aux îles Féroé. "Chaque année, plus de 1 000 cétacés sont tués lors du Grindadráp, le massacre de groupes entiers de baleines, y compris des juvéniles et des femelles gestantes", explique le Français Hugo Bret.

  • 13/22
    requins pris dans les filets
    © Daniel Flormann

    Des requins morts, pris dans les filets tandis qu'un requin baleine évolue, libre

    Requins morts dans un filet de pêche à l'anchois. "Plus de 100 millions de requins sont tués chaque année, dont beaucoup sont des prises accessoires accidentelles, explique Daniel Flormann. Les requins morts dans le filet et la nageoire caudale blessée du requin-baleine témoignent tous deux de l'impact de l'activité humaine."

  • 14/22
    Un poisson-chauve-souris
    © Matthew Sullivan

    Un poisson-chauve-souris au fond de l'eau

    Un poisson-chauve-souris repose au fond de l'eau. "Les poissons-chauve-souris à pois sont fréquents dans les eaux floridiennes, mais ils sont notoirement difficiles à photographier, explique Matthew Sullivan. Après des années d'efforts, cet individu semblait détendu, et j'ai enfin pu le photographier de face."

  • 15/22
    crevette-mante arc-en-ciel avec ses oeufs
    © Giancarlo Mazarese

    Jamais trop d'oeufs pour cette crevette-mante arc-en-ciel

    La crevette-mante arc-en-ciel (Odontodactylus scyllarus) porte ses œufs jusqu'à leur éclosion, ce qui est essentiel pour maximiser sa survie. Cette image illustre les soins parentaux et les adaptations évolutives qui permettent aux crevettes-mantes d'élever leurs petits dans des écosystèmes marins compétitifs.

  • 16/22
    © Giancarlo Mazarese

    Les capacités magiques de la limace de mer

    Le nudibranche mouton (Costasiella kuroshimae ou limace de mer) pond ses œufs de manière circulaire tout en se nourrissant d'algues. "Le substrat algal fournit un microhabitat pour le développement précoce des œufs, explique Giancarlo Mazarese. Cela illustre le lien entre alimentation, choix de l'habitat et succès de reproduction."

  • 17/22
    Un requin-marteau festonné près de l'arche de Darwin
    © Brooke Pyke

    Un requin-marteau festonné près de l'arche de Darwin

    Un requin-marteau festonné près de l'arche de Darwin aux Galapagos (Équateur). "C'était l'un de mes arrêts de sécurité préférés, explique Brooke Pyke, une photographe originaire d'Australie. En dérivant sur le sable blanc, j'ai regardé en bas et j'ai aperçu plusieurs bancs de poissons. En dessous, plusieurs requins-marteaux festonnés passaient."

  • 18/22
    dragon de mer
    © Brooke Pyke

    Un dragon de mer feuillu au milieu des algues

    Maître du camouflage, un dragon de mer feuillu dérive parmi les algues dans les eaux froides d'Esperance, sur la côte sud de l'Australie-Occidentale. "C'est la première fois que je photographie un dragon de mer feuillu, et ma deuxième tentative pour en trouver un", explique Brooke Pyke.

  • 19/22
    femelle gobie pygmée jaune
    © Takumi Oyama

    Une femelle gobie pygmée jaune libérant ses larves

    Takumi Oyama, photographe japonais, est le lauréat 2025 de la catégorie "Wildlife" (faune sauvage) de l'Ocean Photographe of the Year. Il a été récompensé pour ce cliché d'une femelle gobie pygmée jaune qui libère ses larves fraîchement écloses dans la colonne d'eau par sa bouche. "Chez les gobiidés, les soins parentaux sont souvent prodigués par les mâles. Chez le gobie pygmée jaune, cependant, les femelles participent également aux soins parentaux liés à l'éclosion", explique Takumi Oyama.

  • 20/22
    Dragon de Komodo
    © Suliman Alatiqi

    Bain de fraîcheur pour ce dragon de Komodo

    En Indonésie, un dragon de Komodo se tient dans les eaux peu profondes. "Animaux à sang froid, les dragons de Komodo dépendent de sources externes pour réguler leur température corporelle, explique Suliman Alatiqi. On peut les voir se reposer dans les eaux peu profondes
    ou dans la boue pour abaisser leur température corporelle."

  • 21/22
    deux calamars à queue courte
    © Aaron Sanders

    Dans l'intimité de deux calamars à queue courte

    Le photographe britannique Aaron Sanders est le lauréat 2025 du prix "Young" (jeunesse) de l'Ocean Photographer of the Year. À la faveur de la nuit, deux minuscules calmars à queue courte se livrent à une démonstration intime, bras entrelacés pendant leur accouplement sur le fond marin. "Des vagues de couleurs ondulaient sur leurs corps tandis que leurs chromatophores pulsaient à un rythme envoûtant", explique Aaron Sanders.

  • 22/22
    couple de baleines à bosse
    © Yuka Takahashi

    Sous la surface, un couple de baleines à bosse

    En Polynésie française, un couple de baleines à bosse. "Ces deux baleines à bosse sont toujours vues ensemble, et j'ai eu la chance de capturer ce rare moment de synchronicité, explique Yuka Takahashi. Cette photo reflète le lien fort qui les unit tout en révélant leur personnalité enjouée."

Des profondeurs invisibles aux rivages battus par les vents, l’océan continue de révéler ses merveilles – et ses fragilités – à travers l’œil de celles et ceux qui le photographient. Plus de 15 000 images venues du monde entier ont concouru cette année pour le Ocean Photographer of the Year 2025, reflet d’un océan à la fois spectaculaire, mystérieux et menacé.

Le grand prix a été décerné à Yury Ivanov, photographe basé à Bali, pour son image vibrante de deux minuscules amphipodes, surnommés les “coccinelles de la mer”. Hautes de seulement 3 millimètres, elles rappellent avec poésie que la beauté marine se cache aussi dans l’infiniment petit.

Entre émerveillement et urgence de protéger l’océan

Aux côtés de cette image magistrale, les clichés lauréats dessinent une fresque saisissante : des pingouins fusant comme des torpilles, un macareux aux prises avec un voleur de proie, un surfeur semblant bondir vers un arc-en-ciel… Mais aussi des scènes plus sombres, comme la chasse à la baleine ou le sauvetage d’un cétacé échoué, qui soulignent l’urgence de protéger ce patrimoine vital.

Le concours distingue également la photographe chinoise Jialing Cai, récompensée du Female Fifty Fathoms Award. Son parcours, salué par ses pairs, incarne la passion et l’audace des femmes qui repoussent les frontières de la photographie sous-marine. À travers ces images, c’est bien plus qu’un prix qui se joue : un appel à voir, à ressentir et à agir. Car nous protégeons ce que nous comprenons.