Sur des clichés postés sur les réseaux sociaux, on l’aperçoit dans un tea-pig (café dédié aux cochons) en train de caresser des porcelets avec une jeune fille, ou à bord d’une montgolfière pour survoler les airs avec une autre, ou en train de s’adonner à une session d’accrobranches. Shoji Morimoto, 41 ans, ne partage pas ici ses loisirs, mais ses journées de travail. Et à ses côtés, ce ne sont pas ses amis, mais ses clients. Son job ? Celui que l’on surnomme “Rental-San” (Monsieur-location) au Japon, offre sa présence à des inconnus pour… simplement être là.
Il se rend disponible pour les écouter après une journée difficile ou les accompagner pour réaliser une tâche gênante ou compliquée. Le tout en silence, sans jugement ni intrusion dans leur vie. En un mot, Morimoto est payé pour être présent. L’idée lui est venue après avoir quitté son poste dans l’édition. “J’étais correcteur de contenus pédagogiques, mais cela ne m’amusait plus”, confie celui qui s’essaiera aussi au métier d’écrivain. S’inspirant des services de location de personnes en vogue au Japon, il ajoute sa pierre à l’édifice en lançant