Comprendre les comportements des animaux sauvages est l’un des piliers de la conservation. Mais jusqu’à récemment, observer ces scènes de vie naturelles posait un dilemme de taille : plus on s’approchait, plus on risquait d’interférer. Entre l’observation directe, les colliers GPS ou les capteurs fixés sur les bêtes, les méthodes classiques restaient soit invasives, soit très limitées. Mais que font les chevreuils, les lynx, les renards… quand personne ne regarde ?
C’est là que les caméras-pièges, couplées à l’intelligence artificielle, ont changé la donne. Elles filment en continu, sans intervention humaine. Mais elles génèrent aussi des heures et des heures de séquences difficilement exploitables. Comment analyser ces montagnes de données ? C’est ici que l’IA entre en scène. À condition de l’entraîner correctement.