Philippe Descola : aller du côté des marges et des lisières
Philippe Descola, anthropologue et professeur au Collège de France, a cosigné Ethnographie des mondes à venir (éd. du Seuil), avec Alessandro Pignocchi. - © Alessandro Pignocchi / Le Seuil
Publié le par Sophie Pujas
En remettant en cause la séparation entre nature et culture, Philippe Descola a profondément transformé notre manière de penser le vivant. Anthropologue et passeur infatigable, il puise aujourd’hui son espoir dans les luttes de terrain, les cosmologies autochtones et les expérimentations menées aux marges de nos sociétés.
Grâce à lui, nous avons appris à penser autrement le monde, et notre place en son sein. C’est dans les années 1970 que l’anthropologue Philippe Descola, aujourd’hui professeur au Collège de France, à l’époque élève de Claude Lévi-Strauss, effectue son premier voyage de recherche, chez les Achuar, en Amazonie. Le choc de la confrontation avec un autre mode de vie et de pensée, où animaux et plantes ne sont plus de simples éléments du décor mais des partenaires sociaux, est le point de départ d’une réflexion novatrice.
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