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Évitez ces 3 poissons si vous défendez la pêche durable

Plus de 85% des cabillauds, soles et bars vendus dans la grande distribution ne sont pas pêchés de manière durable, selon une enquête UFC-Que choisir rendue publique ce lundi.

Par Pauline Vallée I Publié le 17 Décembre 2018


Le cabillaud arrive en tête des poissons les moins durables, avec 88% des échantillons testés. (Crédit : Shutterstock)
Le cabillaud arrive en tête des poissons les moins durables, avec 88% des échantillons testés. (Crédit : Shutterstock)

C'est une enquête qui fait grand bruit, alors que le Conseil des ministres de la Pêche européens, qui se réunit en début de semaine pour négocier les quotas de pêche pour 2019.

Dans une publication envoyée ce lundi, le magazine UFC-Que choisir révèle que 86% des cabillauds, soles et bars vendus dans la grande distribution sont pêchés de manière non-durable. “C’est pour le cabillaud que le choix proposé est le moins durable, avec 88% de poissons non durables sur les étals examinés, notamment du fait de l’utilisation très fréquente des chaluts pour ce poisson”, précise l’étude.

La sole arrive en deuxième position, avec 86% de poissons non durables, et le bar troisième avec un taux de 80 %. En cause : des zones de pêche sur-sollicitées et des méthodes de pêche trop violentes, comme le chalutage qui écrase les poissons, piège les dauphins et les marsouins, et abîme les fonds marins.
 

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Évitez ces 3 poissons si vous défendez la pêche durable

Sur les sept grandes enseignes mentionnées par l’étude (Intermarché, Casino, Système U, Carrefour, Auchan, Leclerc, Cora), aucune ne se distingue vraiment des autres pour la durabilité de son rayon poissonnerie.

Quant au consommateur, peu d'outils lui sont proposés afin de l'aider à faire le meilleur choix. Trois poissons sur quatre seulement reçoivent une étiquette qui mentionne clairement la méthode selon laquelle ils ont été pêchés. La zone de capture n’est également pas précisée pour près d’un poisson sur 10.

"Aucune information explicite n’est donnée au consommateur qui lui permettrait de connaître de manière simple et immédiate la durabilité globale du poisson ou celle des différents critères qui y contribuent”, dénonce l’enquête UFC. “Si on cumule toutes les non-conformités d’étiquetage relevées par les enquêteurs, il apparaît que 2 poissons sur 3 ont une mention d’étiquetage manquante, fantaisiste ou trop vague.


Quelques pistes pour bien choisir son poisson durable

Ces nouveaux résultats ont de quoi inquiéter : les Français consomment en moyenne 34 kg de poisson par an et par habitant. Les trois espèces visées par l’étude UFC représentent 28 % du volume de poissons frais sauvages consommés en France et issus de la pêche.

Le cabillaud est considéré comme une espèce "vulnérable" par l'IUCN  (Union internationale pour la conservation de la nature) à cause de sa surpêche, notamment au Royaume-Uni, au Canada et dans la plupart des autres pays de l'Atlantique. Le bar et la sole, eux, semblent moins directement menacés.

UFC conclut son étude en réclamant un meilleur étiquetage des produits de la mer, en incluant un indicateur de la durabilité des produits.
 

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Les amateurs de poissons veilleront de leur côté à privilégier des espèces moins demandées, donc moins victimes de la surpêche, comme le lieu ou le maquereau, et, lorsque les méthodes de pêche sont indiquées, de privilégier des techniques moins dévastatrices, comme le filet maillant ou la ligne. Apprenons également à repérer les produits estampillés par le label de pêche durable MSC, qui depuis 1997 sensibilise aux bonnes pratiques et certifie les chaînes de pêche durable. 













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