L'Europe loin derrière l'Asie dans la course aux batteries pour les véhicules
En forte croissance, la marque américaine Tesla, qui ne construit que des voitures électriques, en a vendu près d’un demi-million dans le monde en 2020. (Wang Xiang/Chine Nouvelle-RÉA) - © Wang Xiang/XINHUA-REA
Publié par Jean-Michel Normand | Mis à jour le
L’heure des véhicules électriques semble enfin avoir sonné ! Mais pour la faire rouler, l’industrie automobile dépend entièrement de fournisseurs asiatiques. Face aux chinois, devenus les maitres du lithium-ion, l’Europe tente de se replacer dans la course technologique.
Un million d’unités ! C’est le seuil qu’ont dépassé en 2020 les ventes annuelles de véhicules hybrides et 100 % électriques en Europe – une première. Entre janvier et aout 2020, ceux-ci représentaient près de 10 % des immatriculations. Pour le secteur automobile, parler de “monde d’après” n’a rien d’usurpé. La crise née de l’épidémie de Covid-19 a suscité un spectaculaire effet de ciseaux : un plongeon de 40 % des nouvelles immatriculations européennes au premier semestre et, simultanément, un boum dans les mêmes proportions pour les ventes de véhicules “propres”.
Confrontés depuis janvier 2020 aux nouvelles normes de l’UE sur les émissions de CO2, les constructeurs doivent électrifier leur gamme à marche forcée. Mais les conducteurs qui s’installent au volant de cette nouvelle génération d’automobiles ne savent pas que sous leur siège, là où sont installées les batteries qui représentent le tiers de la valeur ajoutée de leur auto, se joue une bataille de grande ampleur. De celles qui bousculent les rapports de force géopolitiques.
Cet article a initialement été publié dans WE DEMAIN n°33, disponible en kiosque et sur notre boutique en ligne.
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