On ne sauvera peut-être pas les glaciers, mais on peut encore sauver ce qu'ils nous apprennent
Observation de l’état de la Mer de Glace, au-dessus de Chamonix, au terme de l’été 2024. Ces dernières années, ce glacier, plus grande de France, perd en moyenne 18 mètres d’épaisseur. Crédit : Florence Santrot / WD.
Publié par Florence Santrot | Mis à jour le
Alors que le gouvernement promet une protection forte pour 100 % des glaciers français d’ici 2030, la réalité sur le terrain reste figée. Pendant ce temps, la fonte s’accélère, les scientifiques alertent, et quelques territoires, seuls, tentent de passer à l’action.
Dans le cadre du Plan national d’adaptation au changement climatique (PNACC), la ministre de la Transition écologique, Agnès Pannier-Runacher, a rappelé jeudi 20 mars 2025 la volonté du gouvernement de placer 100 % des glaciers français “sous protection forte à l’horizon 2030”. Une mesure déjà annoncée par le Président Emmanuel Macron en novembre 2023. Un an et demi plus tard, derrière ces mots, toujours rien de concret, que ce soit sur le plan juridique ou directement sur le terrain… Et aucun budget dédié à l’adaptation en montagne n’est prévu. Il faudra donc se partager avec les autres territoires, notamment le littoral, les 1,6 milliard d’euros liés au PNACC, dont les 300 millions du fonds Barnier dédié à la prévention des risques naturels majeurs.
Des mesures très attentistes, loin de répondre à l’urgence act
Déjà abonné(e) ? Activez votre compte ou connectez-vous en un clic.
Je continue