Santé des sols : “Ce n'est pas un seul agriculteur ni une seule politique qui changeront la donne, mais une transformation systémique”
Un sol agricole riche et en bonne santé, c’est la présence de matière organique et de biodiversité, comme ici des vers. Crédit : Alfio Manciagli / iStock.
Lors du World Living Soils Forum, Claire Chenu et Louise Baker ont partagé leur vision des défis à venir pour la santé des sols. Entre harmonisation des indicateurs et mobilisation des agriculteurs, elles appellent à une transformation profonde pour préserver cette ressource essentielle.
Mis à jour le
À l’occasion du World Living Soils Forum qui s’est tenu les 8-9 octobre à luma Arles, WE DEMAIN a interrogé deux expertes afin d’aborder l’état de nos sols, la nécessité de créer des standards et normes d’évaluation et les défis à venir. Claire Chenu, directrice de recherche à l’INRAE (Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement), coordonne un vaste programme d’harmonisation des données européennes sur les sols, visant à mieux comprendre et protéger cet écosystème vital.
Louise Baker, directrice de la gestion des terres au sein de l’ONU, défend quant à elle une vision globale de la santé des sols, en insistant sur leur rôle crucial pour le climat, la sécurité alimentaire et la stabilité sociale. Toutes deux soulignent l’urgence d’adopter des pratiques régénératrices et de mettre en place la directive pour la surveillance des sols avec des indicateurs communs d’évaluation de la santé des sols. Elles appellent aussi à une mobilisation internationale pour restaurer durablement la productivité et la biodiversité de nos sols.
Déjà abonné(e) ? Activez votre compte ou connectez-vous en un clic.
Je continue