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Grenoble teste le vélo biplace en libre-service

Les habitants de Grenoble peuvent désormais tester le covélotage : des vélos électriques à deux places en libre-service, de l’entreprise Pony. Une première qui pourrait essaimer dans d’autres villes.

Le 31/05/2021 par Alice Pouyat
Le Double Pony est un vélo biplace à assistance électrique.
Sur ce vélo biplace, le passager arrière bénéficie d’un siège rembourré, d’un petit guidon et de cale-pieds. Crédit : Pony)
Sur ce vélo biplace, le passager arrière bénéficie d’un siège rembourré, d’un petit guidon et de cale-pieds. Crédit : Pony)

Traverser la ville en couple, cheveux au vent, comme dans La dolce vita, était jusqu’ici l’apanage des motards. Des cyclistes vont pouvoir en faire de même, ou presque. La faune des micro-mobilités douces s’enrichit en effet d’un nouveau spécimen : un vélo à assistance électrique, en libre-service, à deux places. Ce biclou est lancé ce 31 mai 2021 à Grenoble par la start-up française Pony. Une première mondiale.

“L’idée est de redonner un côté social au vélo, assez solitaire. Avec ce vélo-cargo, on peut aller chercher son compagnon après le travail, ses amis, ses enfants. On encourage le partage“, fait valoir Guillem Leroux, responsable des relations publiques chez Pony.

Grenoble, ville de vélo

L’entreprise française loue déjà des vélos et des trottinettes dans plusieurs villes de France et d’Europe. Mais c’est à Grenoble, dirigée par l’écologiste Eric Piolle, qu’elle a choisi de tester le “co-vélotage”.

“Grenoble est très cyclable, très favorable au développement des mobilités douces, avec déjà de grands axes qui permettent de traverser la ville à vélo”, explique Guillem Leroux.

La métropole Grenoble-Alpes n’a pas financé le projet, mais lui a donné son feu vert. Elle a aussi délimité 400 points de parkings pour 250 vélos bi-place. Ces tandems électriques ne peuvent donc pas être garés n’importe où. La recharge de batterie, elle, est assurée par une équipe mobile.

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Vélos à adopter

Le prix ? Un euro le déverrouillage, auquel s’ajoutent 19 centimes par minute. Autre possibilité : comme les trottinettes et les vélos “solos” de Pony, ses biplaces peuvent être achetés par des particuliers via l’appli “AdopteunPony”. Une sorte de financement participatif de la flotte, qui permet aux propriétaires de récupérer 50 % du montant de la location.

Reste bien sûr la question de la sécurité. “Le siège arrière a été installé plus bas et le vélo est rallongé pour avoir le même centre de gravité qu’un vélo classique”, fait avoir Pony. Ce vélo long tail serait donc “très maniable”. Tout en supportant 250 kilos de charge. Le passager arrière, lui, dispose d’un siège rembourré, d’un petit guidon et de cale-pieds.

D’autres “Double Pony” sont déjà en production, annonce la firme qui espère bientôt louer ses tandems électriques dans d’autres villes, notamment à Paris.

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