Tiques : les bons réflexes pour éviter les piqûres et les maladies comme Lyme
Après une balade en pleine nature, il est conseillé d'inspecter son corps pour retirer les éventuelles tiques qui se seraient faufilées. - © Sahara Frost / stock.adobe.com
Publié le par Florence Santrot
Petite mais redoutable, la tique prolifère en France avec le changement climatique. WE DEMAIN vous propose son guide complet en 10 points et 5 conseils pour savoir comment l’identifier, s’en protéger, réagir en cas de piqûre et limiter les risques de maladie.
Elles ont toujours été là, tapies dans les herbes hautes et les sous-bois humides. Mais depuis quelques années, les tiques gagnent du terrain. En France, plus de 68 000 cas de maladie de Lyme sont désormais recensés chaque année, selon Santé publique France. Et cette progression n’est pas due au hasard. Le changement climatique y joue un rôle direct. Plus doux, plus humides, les hivers favorisent leur survie, tandis que les printemps précoces allongent leur période d’activité. Résultat : des piqûres possibles de mars à novembre, contre quelques mois autrefois.
Ce n’est pas tout. De nouvelles espèces apparaissent : 869 espèces différentes sont à ce jour recensées, selon l’INRAE. Certaines viennent du Sud, comme la tique Hyalomma marginatum, plus grande et plus mobile, capable de suivre sa proie sur plusieurs mètres. Déjà identifiée dans le sud de la France, cette espèce peut être vectrice de la fièvre hémorragique de Crimée-Congo, une maladie grave présente dans certains pays d’Asie ou d’Europe de l’Est. L’Anses et l’Institut Pasteur alertent : cette extension géographique est une conséquence directe du réchauffement climatique. Même les oiseaux migrateurs jouent un rôle d’« importateurs » de tiques, selon une étude publiée dans Frontiers in Cellular and Infection Microbiology en 2024.
Autrement dit, la tique n’est plus un simple désagrément de promenade en forêt. C’est devenu un enjeu de santé publique. Une menace discrète mais croissante, qui justifie une meilleure prévention, une surveillance accrue et surtout, des gestes simples à connaître. Le bon moment pour s’en informer ? C’est maintenant. Avant de remettre un pied dehors.
1. Ce qu’est vraiment une tique (et ce qu’elle n’est pas)
Non, la tique n’est pas un insecte. C’est un acarien. Un minuscule arthropode apparenté aux araignées, dont elle partage les huit pattes une fois adulte. Mais ce qui la rend unique, c’est sa spécialité : le sang. Pour se nourrir, elle s’accroche à un hôte — humain ou animal — et peut rester fixée plusieurs jours. Ce repas, elle ne le prend que quelques fois dans sa vie, mais c’est là qu’elle peut transmettre des agents pathogènes, si elle est infectée. Or, on estime qu’environ 15 % des tiques seraient porteuses de la bactérie responsable de la maladie de Lyme. Et 14 % d’un autre agent pathogène.
Le cycle de vie d’une tique se déroule en trois stades : larve, nymphe, adulte. À chaque transition, elle doit piquer pour se développer. Et c’est souvent la nymphe — de la taille d’une tête d’épingle — qui passe in
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