24 heures de biodiversité : chaque jour, ce que nous prenons à la Terre
Silhouettes de girafes et de zèbres dans la savane africaine au soleil couchant. Crédit : apinz / stock.adobe.com. - © apinz - stock.adobe.com
Publié par La rédaction WE DEMAIN | Mis à jour le
Non seulement nous prélevons sans limites, mais nous détruisons aussi avec acharnement notre environnement. Tout ce que nous rasons, artificialisons, tuons, éradiquons chaque jour pour nos besoins humains affecte la biodiversité de plein fouet.
“Nous sommes des prédateurs de la biodiversité. Chaque jour, nous prélevons massivement de quoi nous faire vivre et même bien plus. Animaux, végétaux, nous sommes insatiable”, explique Philippe Grandcolas, directeur-adjoint scientifique de l’institut Écologie & Environnement au CNRS. Et chaque jour, nous la détruisons, inconscients qu’elle nous est indispensable. Notre planète est en crise. Crise du climat, bien sûr, mais aussi crise de la biodiversité. Par crise, on entend des changements rapides, globaux, pour la plupart irréversibles et provoqués uniquement par les humains.
Depuis quelques siècles, avec une accélération brutale ces dernières décennies, nous prélevons sans limites, nous polluons, nous épuisons les sols, nous détruisons des habitats, nous déplaçons les espèces… Les pressions sont telles que nombre d’espèces vivantes ont déjà disparu, d’autres, tout aussi nombreuses, voient leur population s’effondrer et sont, de fait, menacées de disparition. Ainsi, un tiers des espèces de vertébrés est en fort risque d’extinction dans le monde, les populations d’oiseaux ou d’insectes se sont déjà écroulées
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