“L'activité humaine a cassé la pompe biotique qui garantissait un bon cycle de l'eau”
Charlène Descollonges, ingénieure hydrologue. Crédit : Talents for the Planet / DR.
Publié par Florence Santrot | Mis à jour le
Avec la multiplication des sécheresses, l’eau devient une inquiétude majeure au niveau mondial. Rencontre avec Charlène Descollonges, ingénieure hydrologue, pour mieux comprendre les mécanismes actuels. Et imaginer des solutions.
Si l’eau recouvre 72 % de la surface du globe, l’eau douce accessible ne représente que 1 % du total de l’eau sur terre. C’est dire si elle est précieuse. Seulement 1 % pour les êtres humains et l’ensemble du vivant. Pourtant, chaque jour, en France, une personne utilise en moyenne 146 litres d’eau à la maison. Douche ou bain, toilettes, alimentation, vaisselle, hydratation… Et il s’avère qu’on utilise plus d’eau dans le sud de l’Hexagone, là où on en manque le plus – 220 litres en moyenne – et moins dans le nord (environ 100 litres).
Plus impressionnante encore est notre “empreinte eau”. Pour un Français moyen, elle est de 4 900 litres, environ 25 baignoires remplies. C’est la consommation quotidienne si on prend en compte tous les éléments “cachés”. Comme l’eau qui a été nécessaire pour élever le boeuf dont on mange un morceau au repas du midi, pour faire pousser le maïs que l’on dégustera en pop-corn à la séance de ciné ou encore pour fabriquer un jean et créer des emballages. Pour comprendre les défis actuels auxquels nous faisons face, WE DEMAIN a interrogé Charlène Descollonges, ingénieure hydrologue et auteure de L’eau, Fake or not ? (éditions Tana), dans le cadre du salon Talents for the Planet, sur lequel elle est intervenue mercredi 6 mars.
Déjà abonné(e) ? Activez votre compte ou connectez-vous en un clic.
Je continue