Elle compte désormais 150 millions d’utilisateurs à travers le monde, a annoncé son patron Ben Rattray fin juin, et ne compte pas s’arrêter là. Change.org, la plateforme de pétitions en ligne lancée en 2011 aux États-Unis, va diversifier son offre en se lançant dans le crowdfunding.
Une réponse aux détracteurs du site, qui l’ont régulièrement accusé de promouvoir le slacktivisme, cette forme de militantisme qui a émergé avec les réseaux sociaux, l’engagement passif des citoyens via Internet.
Un slacktivisme que le CEO a réfuté, avant de détailler les options que Change.org proposera en se lançant dans le financement participatif :
Une commission de 5 % sur chaque don citoyen.
La possibilité de financer concrètement une pétition sera d’abord disponible aux États-Unis, avant d’être étendue à une douzaine d’autres pays.
Jusqu’ici, Change.org se finance essentiellement grâce aux pétitions sponsorisées par des associations à but non lucratif. Les mêmes associations pourront désormais utiliser la plateforme comme un outil de collecte de fonds. Les particuliers, quant à eux, pourront franchir un nouveau palier d’engagement en promouvant les campagnes qui leur tiennent à coeur. Change.org s’octroiera une commission de 5 % sur chaque don citoyen.
Mais, tout comme les plateformes de crowdfunding “pur et dur” telles Kickstarter ou Indiegogo, elle ne vérifiera pas l’utilisation et la redistribution des fonds collectés à l’issue des campagnes.
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