Ces dernières années, le physicien Stephen Hawking s’est positionné comme l’un des lanceurs d’alerte les plus écoutés sur les dangers qui menacent l’humanité. Après avoir signé plusieurs appels visant à contrôler le développement de l’intelligence artificielle et des “robots tueurs” militaires, le scientifique s’est exprimé cette semaine sur le réchauffement climatique lors d’un entretien à la BBC.
Emballement climatique
Un scénario qui rappelle celui du paléontologue Peter Ward qui, dès 2007, mettait en garde l’humanité contre un éventuel emballement climatique menant à un “ciel vert” lourd de gaz toxiques produits par des bactéries océaniques. Le roman Spin, de Robert Charles Wilson, l’avait aussi envisagé.
Stephen Hawking revient donc sur ses propres prévisions. Lui qui annonçait en novembre 2016 que l’humanité avait probablement 1 000 ans d’espérance de vie, il ne nous donne désormais plus que 100 ans à vivre.
Sondes spatiales
Le physicien rejoint en cela Elon Musk, qui entend coloniser Mars avant la fin du siècle pour multiplier par deux les chances de survie de notre espèce. Stephen Hawking s’est aussi rapproché, en 2016, du milliardaire russe Yuri Milner fondateur du programme Breakthrough Starshot. Une fondation qui développe des technologies spatiales permettant d’atteindre des planètes hors de notre système solaire.
Six nano-satellites équipés de voiles solaires ont déjà été expédiés en orbite cet été par cette organisation. À terme, Breakthrough Starshot espère envoyer une sonde sur la planète Proxima-B du Centaure grâce à une propulsion laser qui lui permettra d’atteindre 20 % de la vitesse de la lumière. Et de rejoindre l’exoplanète en moins de 50 ans. Suffisant pour empêcher l’extinction de l’humanité ?