Cacao, riz, café… une étude révèle la face cachée de nos aliments importés
Vendues à prix d’or en Europe, les gousses de vanille de Madagascar ne permettent pas d’assurer un revenu minimum décent aux agriculteurs. La culture d’autres aliments génèrent également beaucoup de pollution indirecte. Crédit : Pierre-Yves Babelon / s... - © Pierre-Yves Babelon - stock.adobe.com
Publié par Florence Santrot | Mis à jour le
Derrière le chocolat, le café, la vanille ou le jus d’orange que nous consommons chaque jour, se cachent une sombre réalité ignorée. Une étude inédite commandée par Greenpeace, Max Havelaar et l’Institut Veblen, met cartes sur table.
Acheter une tablette de chocolat, un paquet de riz ou une boîte de café semble un acte anodin. Pourtant, l’étude sur ces aliments, dévoilée ce jeudi 17 avril 2025, révèle une réalité bien plus amère. Elle a été réalisée par le bureau d’études environnemental Basic pour le compte de Greenpeace France, Max Havelaar France et l’Institut Veblen. Les résultats soulignent que, derrière ces produits du quotidien, importés pour l’essentiel de pays tropicaux, se cachent des chaînes d’approvisionnement marquées par des atteintes majeures aux droits humains, une exploitation des ressources naturelles et des modes de production intensifs.
Cacao, café, vanille, soja, riz, huile de palme… Treize filières d’importation majeures d’aliments de base ont été passées au crible. Toutes présentent des risques graves, sociaux comme environnementaux. “Ces produits sont les plus présents dans nos assiettes. Il était urgent de les analyser de manière systémique”, explique Tristan Dissaux, responsable de l’étude au Basic. L’objectif : rendre visible ce que l’économie mondialisée laisse dans l’ombre..

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