Et si le chanvre était la clé d'une agriculture durable en France ?
Au début des années 2000, l’agriculteur Philippe Fortin a fait le pari du chanvre dans son exploitation de Haute-Saône. Crédit : Jérémy Lempin. - © JEREMY LEMPIN
Publié par Florence Santrot | Mis à jour le
Courant décembre, alors que les journées se font courtes et les températures chutent, rendez-vous est donné avec Philippe et Nicolas Fortin, dans un champ à 1 heure au nord de Besançon, près de Theuley. En arpentant les rangées de chanvre en pleine macération, ils nous expliquent tout l’intérêt de cette culture, qui pousse en 90 …
Courant décembre, alors que les journées se font courtes et les températures chutent, rendez-vous est donné avec Philippe et Nicolas Fortin, dans un champ à 1 heure au nord de Besançon, près de Theuley. En arpentant les rangées de chanvre en pleine macération, ils nous expliquent tout l’intérêt de cette culture, qui pousse en 90 jours. Les tiges fines et longues jonchent le sol, un tapis brunâtre préparé pour le rouissage du chanvre. Cette préparation naturelle va améliorer la séparation des différents éléments pour son exploitation industrielle.
Connue depuis plus de 10 000 ans, le chanvre a avant tout été cultivé pour le textile (pour l’habillement mais aussi pour les cordages, les filets de pêche et les voiles des bateaux) ainsi que pour ses bienfaits thérapeutiques et l’alimentation. Le chanvre est en effet riche en protéines, vitamine B et acides aminés. Bien des avantages : on estime qu’environ 176 000 hectares de chanvre étaient exploités en 1840. Mais, au sortir de la Seconde Guerre mondiale, son utilisation s’est effondrée, remplacée par le coton et les fibres synthétiques pour l’habillement. Bien moins nécessaire dans la marine avec la multiplication des bateaux à moteur. Résultat : moins de 1 000 hectares étaient dédiés au chanvre en France en 1959.
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