Le réchauffement climatique rend les événements extrêmes plus fréquents, plus intenses et plus soudains. C’est l’un des rares consensus scientifiques mondiaux. Orages violents, feux de forêt, crues éclairs, sécheresses prolongées, canicules humides… mais aussi, à plus bas bruit, pénuries d’eau, coupures d’électricité, attaques cyber ou ruptures d’approvisionnement. La liste des désastres possibles s’allonge d’année en année. Aussi imprévue que soit une catastrophe, il est toujours possible de s’y préparer à minima.
En mai 2025, le Haut Conseil pour le climat a souligné un doublement du nombre de catastrophes climatiques majeures en vingt ans en France, pays le plus exposé d’Europe. Et selon l’Institut de veille sanitaire, 86 % des départements métropolitains sont aujourd’hui exposés à au moins deux risques majeurs. Le hic ? un manque de prise de conscience des citoyens. Par exemple, 64 % des Français de métropole résidant dans des communes exposées aux risques d’inondation ne réalisent pas le danger encouru. Pourtant, plus de 18 000 communes sont couvertes par un programme d’actions de prévention des inondations (PAPI).
Premier réflexe à adopter : connaître les risques autour de chez soi
Avant même de penser à constituer un kit ou à stocker des conserves en cas de catastrophe, il faut savoir ce à quoi l’on s’expose. Une crue éclair n’appelle pas les mêmes réflexes qu’une vague de chaleur prolongée ou qu’un feu de forêt. L’anticipation commence par une cartographie personnelle des menaces. Et celle-ci est plus accessible qu’on ne le croit.
Le portail public Géorisques.gouv.fr permet à tout un chacun d’entrer son adresse et de visualiser les risques auxquels son lieu de vie est exposé : inondation, feu de forêt, retrait-gonflement des argiles, mouvement de terrain, avalanche, séisme, installation classée Seveso, pollution des sols, radon, etc. Le service est gratuit, mis à jour régulièrement… et pourtant largement méconnu.