My Taylor is green : Savile Row ou l'élégance durable face à la fast fashion

Panneau de rue Savile Row à Londres, Cité de Westminster. Le temple de l’habillement sur-mesure de luxe à Londres. Crédit : Route66 / stock.adobe.com. - © Route66 - stock.adobe.com

Publié par Jean-Marie Hosatte  |  Mis à jour le

Londres. De l’autre côté de Regent Street, Soho, mal fagotée dans ses fringues de tout le monde. À moins de trois minutes à pied de Picadilly Circus et de sa cohue fast-fashionisée, Savile Row, impeccable, est habillée d’un silence de la meilleure qualité, tissé aussi serré que le plus beau tweed écossais. Savile Row ne saurait se montrer autrement que dans sa réserve agrémentée de quelques accessoires qui en font le charme. Une rafale de talons aiguilles sur le granit du trottoir. Le feulement d’une Aston Martin qui vient se poser devant la vitrine de Huntsman. Le claquement martial et sensuel du briquet qu’un tailleur fait briller au creux de sa main sur le perron d’une vénérable maison fondée il y a un peu plus de deux siècles.

Mais il est des silences désolants. De véritables fautes de goût. Un groupe de touristes tenus en troupeau bien serré lève le nez vers le toit du 3, Savile Row. C’est là que les Beatles ont joué, ensemble, pour la dernière fois. Les fans septuagénaires en regardant le ciel gris semblent attendre l’écho des dernières notes de ce concert improvisé du 30 janvier 1969. Le mauvais silence des belles histoires terminées pour toujours leur répond.

Quand les Fab Fours portaient du Edward Sexton

Abbey Road pochette
La pochette de “Abbey Road” des Beatles. Crédit : DR.
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