Chaque année, les millions de tonnes de plastique déversés dans nos océans tuent un million d’oiseaux et 100 000 mammifères marins. Si rien ne change, il y aura plus de plastique que de poissons dans l’eau d’ici 2050. Alors comment éviter ce scénario catastrophe ? Et si on commençait par l’éducation de la nouvelle génération ?
C’est le pari de Sea Shepherd avec ces nouveaux jouets pédagogiques et créatifs : les peluches polluées Pollutoys. Sous leurs airs de peluches mignonnes, elles renferment le symbole d’une triste vérité. Les petits ventres rond de Pia le pingouin ou de Rémi le requin sont remplis de déchets plastique recréés sous forme de peluche : bouteilles, sacs plastiques, couverts…
Il s’agit de susciter l’intelligence émotionnelle des enfants, d’attiser leur curiosité naturelle pour qu’ils aillent chercher ce que racontent ces peluches. Une façon de “rendre accessible à des enfants très jeunes l’horreur de la pollution marine”, précise la présidente de l’organisation.
Passer par les enfants pour sensibiliser les parents
Pour le moment, les peluches ont été testées dans des écoles, surtout en Asie. Elles seront lancées en Europe dans les mois qui viennent, et en principe à la rentrée en France. “Les retours ont été très positifs. Les enfants sont à l’écoute, ils retiennent”, raconte Lamya Essemlali.
Mais ces petites peluches n’ont pas seulement une utilité pour les enfants. Elles touchent également les parents.
Sea Shepherd compte ensuite sortir les Pollutoys des écoles pour les proposer à des événements divers comme des festivals pour l’environnement, ouverts au grand public. Les peluches étant faites à la main par la designeuse Andrea Vida à Budapest, il est aujourd’hui compliqué de les produire en grande quantité.
Si ces peluches un peu spéciales peuvent sembler anodines, elles pourraient bien participer à la sauvegarde de nos océans.