Et si, dans les villes, les pubs pour les voitures ou les cosmétiques laissaient place à des œuvres d’art ? C’est le pari original d’une jeune pousse bordelaise, Oboem. Problème : un espace publicitaire, ça coûte cher. Comptez 7 000 euros pour occuper une centaine de placards pendant une semaine.
Mais l’entreprise a trouvé la solution : le financement participatif. “L’idée nous est venue il y a six mois, lors d’un voyage en Amérique latine”, explique Oliver Moss, qui a cofondé la start-up avec son amie Marie Toni.
Rendre la ville plus belle
Cette lutte contre la pollution visuelle n’aurait pas déplu aux situationnistes des années 1960 :
Car l’intérêt pour l’internaute ne sera pas uniquement de rendre sa ville plus belle. “Nous offrirons des reproductions des œuvres dans différents formats. On pourra aussi acheter les originaux.”
Guérilla publicitaire
En plus d’être une galerie à ciel ouvert, Oboem aura aussi son espace virtuel.
Pour cela, les internautes pourront voter sur l’appli parmi 80 œuvres. Les 20 plus populaires seront proposées en crowdfunding. “En bas de l’affiche, on retrouvera le nom de l’œuvre et de son artiste. Et en dessous, l’adresse d’Oboem pour en découvrir d’autres.” La guérilla publicitaire commencera début 2017 à Bordeaux. Ensuite ? Le monde.
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