Mont Saint-Michel : un délicat équilibre entre biodiversité et tourisme
Le projet de rétablissement du caractère maritime du Mont Saint-Michel a nécessité 20 ans. Crédit : Florence Santrot.
Publié par Florence Santrot | Mis à jour le
REPORTAGE – Avec 3 millions de visiteurs par an, le Mont Saint-Michel est particulièrement prisé des Français et des touristes étrangers. Un attrait qui ne doit pas pénaliser la biodiversité.
Pour répondre à un problème environnemental majeur affectant le Mont Saint-Michel, le projet de rétablissement du caractère maritime du site historique et culturel a été lancé en 2003. Afin de désensabler ce lieu, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1979, des travaux ont été initiés en 2005. Historiquement, le Mont Saint-Michel était entièrement entouré par la mer lors des grandes marées. Un phénomène qui contribuait à son caractère mystique et à sa défense naturelle.
Cependant, “au fil des siècles, les activités humaines, y compris la construction de digues et l’assèchement des marais environnants pour l’agriculture, ont réduit la fréquence et l’intensité des inondations maritimes, entraînant une sédimentation accrue autour du mont”, rappelle Thomas Velter, directeur général de l’Établissement public (Epic) du Mont-Saint-Michel, ainsi que de son abbaye. Conséquence : un ensablement et une modification des environs du lieu le plus visité de France, juste après l’île-de-France (Paris, Versailles, etc.).
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