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Ecotable : un nouveau label pour les restaurants écoresponsables

Vous choisissez le restaurant par rapport au menu, au lieu ou au prix ? Et si vous preniez en compte des critères environnementaux ? Pour guider le consommateur, une asso lance le label Écotable, qui référence les restaurants écoresponsables.

Par I Publié le 24 Janvier 2019


Le restaurant bio Le Bichat, dans le 10e arrondissement de Paris, a un Écotable. (Crédit : Écotable)
Le restaurant bio Le Bichat, dans le 10e arrondissement de Paris, a un Écotable. (Crédit : Écotable)
Aller au restaurant est un plaisir qu’on s’octroie de temps à autre. Et si ce plaisir devenait écoresponsable ? 
 
Le nouveau label "Écotable", lancé le 14 janvier 2019, référence les restaurants respectueux de la planète et de notre santé.
 
"Je suis partie de mon envie de consommatrice de pouvoir identifier les restaurants qui sont dans une démarche écoresponsable", explique la fondatrice de l’association Écotable Fanny Giansetto, juriste de formation, membre de l’association "Notre affaire à tous" (à l’initiative de L’Affaire du siècle) et participante du programme Women4Climate en 2018.

Le stickers Écotable est collé sur les portes des restaurants référencés. (Crédit : Écotable)
Le stickers Écotable est collé sur les portes des restaurants référencés. (Crédit : Écotable)

Un label pour guider les consommateurs

Les restaurants faisant partie du réseau Écotable sont classés par un système de points, à l’image des étoiles Michelin, selon trois niveaux d’engagement. L’évaluation repose sur des critères globaux : aussi bien sur la provenance des produits alimentaires, que sur le tri des déchets ou l’utilisation du plastique.
     
"Pour le premier niveau, il faut que la cuisine soit maison, de saison, qu’il y ait au moins un choix végétarien, que 15 % des produits utilisés soient bio ou issus de producteurs locaux, qu’il y ait le tri sélectif et que les œufs ne proviennent pas d’élevages de poules en cage. Pour le second niveau, on passe à 30 % de bio, bannir les pailles en plastique et diminuer au maximum le plastique de manière générale, communiquer sur son engagement et former le personnel. Enfin, pour le troisième niveau, les restaurants ne doivent pas avoir d’espèces menacées à la carte, notamment concernant le poisson, atteindre les 50 % de bio et valoriser leurs biodéchets", détaille la présidente d’Écotable.
    
À ces critères là s’ajoutent des badges comme par exemple restaurant 100 % végétarien ou vegan, 100 % bio, zéro déchet, locavore ou "tuper friendly".

En plus de la note allant de un à trois, le restaurant reçoit des badges : 100 % végétarien, vegan, flexitarien, bio, locavore... (Crédit : Écotable)
En plus de la note allant de un à trois, le restaurant reçoit des badges : 100 % végétarien, vegan, flexitarien, bio, locavore... (Crédit : Écotable)

Créer un réseau et accompagner les restaurateurs dans leur démarche

Pour faire partie du réseau, les restaurateurs remplissent un questionnaire, disponible sur le site internet de l’association, et présentent un mois de factures, ce qui permet aux membres d’Écotable de vérifier les informations. Après la visite du restaurant, l’association explique au restaurateur les points forts de son établissement et ses axes d’amélioration.
 
Écotable demande également au restaurant de devenir membre de l’association, sur la base d’un prix libre. Après son audit, le restaurateur reçoit un annuaire avec les contacts du réseau d’acteurs Écotable comprenant pour le moment une soixantaine de fermes en Île-de-France (agriculteurs et éleveurs), une société de valorisation des biodéchets ou encore une association de récupération des invendus.
 
Si le restaurateur le souhaite, il peut choisir un accompagnement afin de mettre en place de nouvelles actions. L’association propose également cette démarche pour les restaurateurs en train d’ouvrir leur établissement.
   
"Nous avons par exemple travaillé avec Le Bichat, dans le 10arrondissement de Paris, qui a changé son riz thaï pour un riz de Camargue. Tannat dans le 11valorise maintenant ses biodéchets…", détaille Fanny Giansetto.
    
Pour le moment, seule une dizaine de restaurants parisiens sont référencés sur le site internet du label Écotable, mais une vingtaine de nouveaux établissements devraient les rejoindre d’ici une semaine. L’objectif étant ensuite de développer le label dans d’autres villes comme Marseille ou Lyon, puis dans toute la France.


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Dans cette rubrique et dans un supplément réalisé avec le soutien de l'Ademe, nous vous proposons de découvrir des alternatives. Une invitation à prendre le chemin d'une transition responsable, à sortir des carcans d'une alimentation standardisée, sans oublier le plaisir de manger !


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