Le 28 avril 2025, à 12 h 33, la péninsule ibérique bascule. L’Espagne et le Portugal subissent“le blackout le plus grave et sans précédent survenu en Europe au cours des vingt dernières années”. En quelques minutes, des millions de personnes sont privées d’électricité. Très vite, une explication s’impose dans le débat public : trop de renouvelables, pas assez de centrales pilotables. Un système fragilisé par la transition énergétique, incapable d’encaisser le choc.
Un récit simple, presque intuitif. Et donc, largement repris dans les médias et sur les réseaux sociaux. Oui, mais… le rapport final publié ce vendredi 20 mars 2026 par le panel d’experts européens raconte une tout autre histoire. Plus complexe, plus technique – et surtout qui exonère en grande partie les énergies renouvelables (EnR) pointées du doigt.
Le calme avant la tempête : le piège du succès des EnR
La matinée du 28 avril 2025 semblait pourtant idéale pour la transition énergétique. Les conditions météorologiques étaient marquées par un ensoleillement généreux et des vents soutenus sur la péninsule. Conséquence directe : la production d'énergies renouvelables (éolie