Gaspillage alimentaire et non-alimentaire : les entreprises toujours loin du compte

Pour éviter le gaspillage, les entreprises peuvent faire un don aux associations ou encore proposer les produits à date courte à des prix attractifs. Crédit : illustrez-vous / stock.adobe.com. - © illustrez-vous - stock.adobe.com

Publié par Florence Santrot  |  Mis à jour le

L'essentiel

Résumé par l’IA, validé par la Rédaction.

  • Malgré des lois ambitieuses et une prise de conscience, le gaspillage reste massif : 69 % des grandes surfaces jettent encore des produits alimentaires consommables, et 33 % des magasins spécialisés ne valorisent pas leurs invendus non alimentaires.
  • Les freins sont nombreux : logistique compliquée, méconnaissance des lois, doutes sur la rentabilité des actions anti-gaspi. Résultat : les entreprises peinent à passer à l’action, malgré des économies potentielles importantes.
  • Les initiatives existent (stickage, dons, paniers anti-gaspi…), mais leur déploiement est inégal et souvent insuffisant face à l’ampleur du gaspillage.

Le gaspillage alimentaire et non alimentaire reste un problème majeur en France. Malgré une prise de conscience croissante des entreprises et des efforts législatifs conséquents, les chiffres du Baromètre Anti-Gaspillage 2025, réalisé par Comerso et Dynata, révèlent une réalité encore préoccupante. Si 90 % des entreprises sont convaincues de l’importance de leur rôle dans la lutte contre le dérèglement climatique, elles continuent pourtant de gaspiller des quantités considérables de produits. 29 % des grandes et moyennes surfaces (GMS) déclarent jeter plusieurs fois par semaine des denrées consommables (dont 4 % quotidiennement). Et 33 % des grandes surfaces spécialisées (GSS) indiquent avoir au moins quelques fois par mois des invendus non-alimentaires non valorisés.

Alors que la France s’est fixé un objectif de réduction de 50 % du gaspillage alimentaire d’ici 2025, la route semble encore longue. Le cadre réglementaire, notamment avec la Loi Garot (2016) et la Loi AGEC (2020), a instauré des obligations strictes. Mais dans les faits, leur application reste incomplète. “Entre manque de connaissance des lois et obstacles logistiques, les entreprises peinent à généraliser des pratiques efficaces”, résume François Vallée, Responsable Communication chez Comerso. Cette entreprise, spécialisée dans la valorisation des invendus et la logistique solidaire, accompagne les entreprises dans l’optimisation de leurs flux pour limiter le gaspillage.

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Ce n'est pas toujours simple d'ingérer suffisamment de protéines en étant végétarienne. Il faut que je me renseigne davantage sur les sources de protéine et de fer hors viande/poisson.

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