Maxime Blondeau : “Une nouvelle géoconscience planétaire se propage”

Vue à la verticale du point le plus éloigné de toute terre dans l’océan Pacifique – le point Nemo –, notre planète est bleue. Crédit : Allary Editions.

Publié par Frederic Joignot  |  Mis à jour le

Maritime à 71 %, la Terre est cette Blue Marble (“bille bleue”) perdue dans l’espace, titre de la célèbre photo prise depuis le vaisseau Apollo 17 en 1972, à 45 000 km. Ce point bleu pâle fut de nouveau photographié en 1990, à 6 milliards de kilomètres, depuis la sonde Voyager. Les deux photos ont bouleversé notre vision de la Terre, qui apparaît tel un écosystème fragile, “un grain de poussière suspendu dans un rayon de soleil”, écrivait l’astronome Carl Sagan.

Il ajoutait : “Il n’y a pas de meilleure démonstration de la folie des vanités humaines […]que cette lointaine image de notre monde minuscule. Elle souligne notre responsabilité de cohabiter fraternellement, et de préserver et chérir le ‘point bleu pâle’, la seule maison que nous ayons jamais connue.” Maxime blondeau, professeur de cosmographie à Sciences Po Paris et à Mines Paristech, nous invite à un éveil, aussi scientifique que poétique, de notre conscience géographique.

Vous parlez d’une nouvelle géoconscience, qu’elle nous concerne tous et qu’elle a toujours existé. Comment la définissez-vous ?

Connectez-vous pour accéder à la suite de ce contenu

Déjà abonné(e) ? Activez votre compte ou connectez-vous en un clic.

Je continue
Pas encore abonné(e) ? Tous nos contenus et services exclusifs à partir de 6,90€/trimestre, sans engagement (offre découverte : 1er trimestre à 3,90€) J’en profite