Marou, le village fidjien qui marie ingénierie low-tech et art communautaire

Un des deux projets gagnants du LAGI 2025 Fiji, « The O », d'Alberto Roncelli (Danemark), intègre l'énergie solaire photovoltaïque et la récupération des eaux de pluie sur une espace ombragé communautaire. - © Alberto Roncelli / LAGI 2025 Fiji

Publié le par Florence Santrot

L'essentiel

Résumé par l’IA, validé par la Rédaction.

  • À Marou, petit village des Fidji, deux pavillons solaires innovants vont fournir à la fois électricité et eau potable, tout en devenant des espaces de vie, de transmission et de culture.
  • Imaginés avec les habitants, ces équipements mêlent architecture sensible, technologies sobres et autonomie locale. Pensés pour résister aux aléas climatiques, ils sont réparables par la communauté elle-même.
  • Bien plus qu’une simple infrastructure, c’est une nouvelle vision de l’énergie qui émerge : fonctionnelle, esthétique, collective et profondément enracinée dans le quotidien.

Quand l’utile épouse le sensible. Quand le futur entre en résonance avec la nature. À l’écart des grandes routes, le hameau fidjien de Marou s’apprête à accueillir une structure solaire qui ne ressemble à rien de connu : ni ferme solaire isolée, ni infrastructure technique dissimulée derrière des clôtures. Ici, il s’agit d’un espace ouvert, habité, vivant, au cœur du village. Une forme architecturale inédite, capable de produire de l’électricité, de capter l’eau de pluie et de servir de point d’ancrage culturel. Cette infrastructure nouvelle génération est née d’un concours mondial pas tout à fait comme les autres : LAGI 2025 Fiji, pour Land Art Generator Initiative (Lagi signife aussi ciel ou univers, voire espoir et harmonie, dans les îles du Pacifique). Une initiative internationale, mais un projet avant tout local, façonné avec et pour les habitants.

Sur l’île de Naviti, au nord-ouest des Fidji, un village pionnier montre qu’une infrastructure climatique peut être à la fois fonctionnelle, belle et partagée. Le projet LAGI 2025 Fiji, co-conçu avec les habitants de Marou, marie l’art public à l’ingénierie solaire et hydrique. Objectif : prototyper des installations capables de produire de l’électricité renouvelable, de capter l’eau de pluie, et de devenir des lieux de vie.

Un appel mondial pour une infrastructure décentralisée

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