Il faut sauver le chameau du désert de Gobi

Le chinois Liu Shaochuang est un des cinq lauréats du Prix Rolex 2023. Crédit : Liu Xiaoxue/Rolex. - © Rolex/ LIU XIAOXUE

Publié par Florence Santrot  |  Mis à jour le

Comment un ingénieur en aérospatiale se mue en spécialiste de la préservation des chameaux sauvages du désert de Gobi ? À l’origine, Liu Shaochuang travaille
dans la technologie de télédétection. Il développe les systèmes de navigation des rovers lunaire et martien chinois. Vers 2010, il prend conscience de la situation précaire du chameau sauvage de Tartarie. Dans ce vaste désert situé entre le nord de la Chine et le sud de la Mongolie, il ne reste qu’un peu plus de 1 000 spécimens.

Dotée d’une épaisse fourrure hirsute et de deux petites bosses, cette espèce est biologiquement unique. Avec une variation de 1,9 % de l’ADN par rapport au chameau domestique (celle entre l’homme et le chimpanzé est de 1,3 %). C’est en testant un prototype de rover lunaire dans le désert de Gobi que le scientifique dresse un constat sombre de la situation. Pour pouvoir surveiller la population et ses mouvements sur une surface de 200 000 km2, l’apport des satellites est crucial.

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