Spiber : une fibre textile à base de protéine végétale fermentée
La fibre protéique créée par Spiber et ensuite tissée pour en faire un fil textile. Crédit : Spiber.
Publié par Florence Santrot | Mis à jour le
Le japonais Spiber a inventé des fibres protéiques éco-responsables, en s’inspirant de la soie d’araignée pour offrir des solutions durables et innovantes au-delà du textile.
À l’origine, le but était de créer une fibre aussi résistante que le fil tissé par une araignée. Ce fut un demi-échec… mais qui a mené à un beau succès. L’histoire de Spiber a commencé en 2004 sur un campus de l’université Keio, au nord-ouest du Japon dans la ville de Tsuruoka (préfecture de Yamagata). Dans le cadre de leurs études, deux scientifiques – Kazuhide Sekiyama et Junichi Sugahara – ont cherché à reproduire les qualités uniques de la soie d’araignée.
Reconnu depuis la Grèce antique, ce filament, cinq fois plus résistant que l’acier mais léger et élastique, est une fibre de protéine. Une quête qui fut loin d’être simple mais que les deux étudiants ont refusé d’abandonner au terme de leurs études. La preuve : ils ont fondé, en 2007, leur propre société, Spiber, dans ce but. Une licorne aujourd’hui valorisée 1 milliard de dollars, qui emploie plus de 300 personnes à travers le monde, possède une usine en Thaïlande et s’apprête à
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