Olivier Thibault (OFB) : “On ne contrôle pas pour contrôler mais pour protéger”
Deux policiers de l’OFB en train de pratiquer des prélèvements. Les agents sont aussi là pour vérifier le respect des normes relatives à l’eau, aux sols, aux pesticides, et à la préservation des zones naturelles protégées. Crédit : Philippe Massit / OFB.
Violemment attaqué par la Coordination Rurale et la FNSEA qui aimeraient le voir disparaître, déconsidéré par le Premier ministre François Bayrou, l’Office français de la biodiversité (OFB) est en première ligne sur le front de la transition écologique. Son directeur général, Olivier Thibault, répond à nos questions.
Mis à jour le
Écrit par Gilles Luneau (Journaliste)
L’Office français de la biodiversité (OFB) est un établissement public créé en 2020, issu de la fusion de l’Agence française pour la biodiversité et de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage. Il emploie plus de 3 000 agents répartis sur tout le territoire et a pour mission la surveillance, la préservation, la gestion et la restauration de la biodiversité terrestre, aquatique et marine, ainsi que la gestion durable de l’eau. L’OFB exerce aussi la police de l’environnement, accompagne les politiques publiques, sensibilise et gère de nombreux espaces naturels protégés.
Depuis plusieurs mois, l’OFB est la cible d’attaques répétées, principalement de la part d’agriculteurs en colère contre les contrôles environnementaux mais aussi de personnalités politiques. Plusieurs locaux ont été dégradés ou incendiés, des agents menacés, et des actions spectaculaires menées (bureaux murés, sites bloqués, graffitis hostiles). Le 14 janvier 2025, le premier ministre François Bayrou a encore ajouté de l’huile sur le feu en déclarant : “Quand les inspecteurs de la biodiversité viennent inspecter les fossés ou les points d’eau avec une arme à la ceinture (…), c’est une humiliation et donc c’est une faute.” Le directeur général de l’OFB, Olivier Thibault, a répondu aux questions de WE DEMAIN.
Déjà abonné(e) ? Activez votre compte ou connectez-vous en un clic.
Je continue