Ours polaires : quand la glace se fait attendre

Dans le Manitoba, près de Churchill, une maman ours polaire et ses deux oursons attendent que la banquise se forme pour pouvoir continuer leur pérégrination plus au nord. - © Scalia Media / stock.adobe.com

Publié le par Florence Santrot

“Les portes des maisons et des voitures ne sont pas verrouillées, si jamais vous avez besoin de vous réfugier quelque part. Et si vous tour nez au coin d’une rue, prenez le virage un peu large, pour avoir le temps d’apercevoir un ours s’il y en a un.” À Churchill, dans le nord du Manitoba, au bord de la baie d’Hudson, ce sont les premières consignes que l’on reçoit en arrivant. Le long des routes et de la plage, des panneaux rappellent la présence du roi des lieux et indiquent un numéro d’urgence. Les 870 habitants ont intégré ces gestes de survie depuis l’enfance. Chaque soir à 22 heures, les sirènes rappellent aux retardataires qu’il est temps de rentrer ; les écoliers, eux, apprennent à reconnaître les traces d’un ours et jouent en intérieur, au Town Centre Complex, un bâtiment qui regroupe école, bibliothèque, hôpital, aire de jeux et gymnase.

Pourtant, si personne ne prend la menace à la légère, la dernière attaque, non mortelle, remonte à 2013. La cohabitation avec l’ours blanc est avant tout affaire de respect. “C’est leur territoire avant d’être le nôtre”, rappelle Florence Hamilton, qui est née et a grandi ici. Poubelles en métal, éclairages publics qui restent allumés la nuit… Depuis toujours, chacun compose avec la présence du plus grand carnivore terrestre.

Churchill, une ville construite en plein couloir migratoire

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