Stress hydrique : comment la modélisation numérique peut tout changer
La modélisation permet notamment de simuler différents scénarios de gestion des barrages, comme ici celui de Tignes, dans les Alpes.
En France comme ailleurs, les ressources en eau s’amenuisent. Grâce à la modélisation numérique, scientifiques et collectivités disposent d’un outil puissant pour anticiper et mieux gérer la pénurie.
Publié le
Écrit par Arnaud Pagès (Journaliste)
Selon la dernière édition du “Rapport mondial sur la mise en valeur des ressources en eau”, publiée le 21 mars 2025 par l’ONU, environ 10 % de la population mondiale vit dans des pays où le stress hydrique est élevé ou critique, et 2,2 milliards de personnes n’ont toujours pas accès à des services d’alimentation en eau potable gérés de façon sûre. Le rapport rappelle aussi qu’environ 80 % des emplois dépendent de l’eau dans les pays à faible revenu, et que l’abondance de la ressource est nécessaire pour garantir la prospérité économique, la sécurité alimentaire et le maintien en bonne santé des populations.
Or, le vers est dans le fruit. La disparition progressive des glaciers, qui stockent 70 % de l’eau douce, la baisse des précipitations, la diminution des nappes phréatiques, la hausse des températures, l’augmentation de la fréquence et de l’intensité des épisodes de sécheresse, créent une situation ou le stress hydrique devient chronique dans toutes les régions du monde, avec un risque de pénurie de plus en plus élevé.
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