La Chine sous ultra-haute tension… pour sa plus grande satisfaction
Des pylônes à perte de vue. Sans eux, impossible de donner ie au projet ultra-haute tension ±800 kV qui relie Hami à Chongqing sur… 2 283 kilomètres. Crédit : sgcc.com.cn.
Publié par Florence Santrot | Mis à jour le
La Chine transforme son infrastructure électrique avec des projets ambitieux de réseaux ultra-haute tension (UHV). Cette technologie de pointe permet de transporter de grandes quantités d’électricité sur de longues distances, répondant ainsi à la demande croissante tout en favorisant l’intégration des énergies renouvelables.
La Chine fait face à un défi énergétique majeur : concilier une demande électrique en constante augmentation avec ses engagements en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Si le pays a toujours recours à beaucoup trop de charbon pour soutenir sa consommation et demeure encore le premier émetteur mondial de CO2, il installe aussi deux fois plus de capacités renouvelables que tous les autres pays de la planète réunis. Et les énergies renouvelables (qui incluent aussi la production hydroélectrique) représentent désormais plus de 37 % de la capacité électrique totale du pays, selon les chiffres de mi-2024 de Global Energy Monitor.
Mais dans cette course à la transition énergétique, la Chine doit également surmonter un obstacle géographique de taille : sa production d’énergie est principalement située dans le nord et l’ouest, bien loin des centres de consommation à l’est et au sud. C’est dans ce contexte que le développement du réseau UHV (Ultra HIGH Voltage ou Ultra-Haute Tension) prend tout son sens. Une ligne de ce type est conçue pour transporter de grandes quantités d’électricité sur de longues distances avec des pertes minimales, généralement à des tensions supérieures à 800 kV. Elle est essentielle pour intégrer les énergies renouvelables, souvent situées loin des villes, au mix énergétique.
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