200 millions : c’est le nombre de personnes qui pourraient être nourries dans le monde avec le volume d’aliments gaspillés en Europe chaque année par les distributeurs, les producteurs et les ménages.
Chacun peut agir à son échelle. C’est pour cette raison que Les éco-charlie se sont lancés dans la lutte contre le gaspillage alimentaire au niveau local, au travers d’actions concrètes.
À travers le “freeganisme” ou “gratuivorisme”, les éco-charlie promeuvent un mode de vie alternatif consistant à consommer principalement ce qui est gratuit tout en créant des réseaux d’entraide.
Cette association à but non lucratif a été créée au début de l’année 2016, suite à la loi du 11 février 2016, relative à la lutte contre le gaspillage alimentaire. Un texte qui régit les conditions de dons des distributeurs du secteur alimentaire et oblige ces derniers à donner leurs invendus alimentaires à toute association proposant de les récupérer.
Aider les “précaires invisibles”
Les éco-charlie orientent leurs actions autour des “précaires invisibles”, c’est-à-dire des personnes qui connaissent des difficultés pour se nourrir convenablement (en qualité et en quantité) : les travailleurs pauvres, les familles monoparentales, les étudiants, les personnes isolées ou au chômage…
L’association aide, mais elle ne veut pas “tomber dans l’assistanat”. Les bénéficiaires sont aussi acteurs dans la lutte contre le gaspillage alimentaire et sont intégrés au processus global de la récupération d’invendus.
Les bénévoles participent donc à la collecte, à pied. Après s’être retrouvés dans le local temporairement prêté par la mairie, ils se divisent en équipes pour chaque magasin. Au retour, toutes les denrées sont déballées sur une table, triées en fonction de leur nature pour être partagées équitablement entre tous, en fonction des besoins de chacun.
Trois fois par semaines, Les éco-charlie récupèrent les invendus dans les quatre magasins partenaires du deuxième arrondissement de Paris. Ils sauvent ainsi 800 kg à 1 tonne d’invendus de la poubelle chaque mois.
Un réseau d’entraide qui s’étend
En plus de travailler avec leurs bénévoles, Les éco-charlie collaborent avec des associations.
Une petite équipe d’écho-charlie mène aussi désormais des actions à Nice. Sur le même principe, les récoltes ont débuté il y a environ trois mois, avec une quinzaine de bénévoles, dans trois magasins niçois.
Et si vous n’êtes ni à Paris ni à Nice, cette équipe anti-gaspi vous aide à lancer votre propre association, en vous guidant dans les démarches et en partageant leurs différents partenariats avec d’autres associations.
Une association dérivée des éco-charlie (mais qui n’aura pas le même nom) est actuellement en train de se mettre en place dans le 13ème arrondissement de Paris.