Sobriété : j'ai passé un hiver sans me chauffer
Apprendre à habiter l’hiver autrement, un jour après l’autre. Crédit : Alfons Photographer / stock.adobe.com. - © Alfons Photographer - stock.adobe.com
Publié par Florence Santrot | Mis à jour le
Et si on essayait de vivre l’hiver autrement ? Par choix plus que par nécessité, j’ai passé tout un hiver sans allumer le chauffage, pour tester mes limites, faire des économies et comprendre ce que la sobriété change, concrètement, au quotidien.
L’idée m’est venue un peu brutalement, un matin de début novembre, alors que je lisais un énième article sur les conséquences de la guerre en Ukraine. On était fin 2023. Le gaz devenait une arme. Les prix s’envolaient. L’Europe cherchait à se sevrer. Et moi, confortablement installée dans mon petit appartement parisien, je me suis demandé : à quoi suis-je prête à renoncer, concrètement, pour être en cohérence avec mes convictions ? Et pourquoi ne pas jouer la sobriété un cran plus loin en limitant ma consommation d’électricité ?
Ce n’était pas un acte militant. Pas un défi à partager sur les réseaux sociaux. Plutôt une expérience, pour voir. Pour comprendre ce que cela fait, physiquement, psychologiquement, de vivre dans le froid sans se chauffer. Et peut-être aussi, il faut l’avouer, pour faire des économies. L’électricité a beau rester allumée, quand on coupe les radiateurs, la facture s’allège drôlement – et avec elle un certain poids mental. Je décidai donc de tester mes limites en me promettant de rallumer les radiateurs si vraiment je n’en pouvais plus.
Un froid qui s’installe, doucement mais sûrement
Au début, on ne sent pas grand-chose. En novembre, le froid reste relatif. J’empile un pull, j’opte pour une paire de chaussettes un peu plus épaisse. Je me dis que tout va bien. Le bémol de cette idée est que mon appartement est situé au rez-de-chaussée, avec une cave en dessous de la chambre, qui renforce encore ce sentiment de froid et fait frissonner. Mais je tiens bon. Le mois se passe et je passe la couette en mode “4 saisons”, en réunissant la couche fine de l’été avec la couche
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