Panneaux solaires sur un toit avec des montagnes en arrière-plan sous un ciel bleu.
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Ces pays qui font leur révolution solaire à marche forcée

Des panneaux solaires installés sur un toit au Pakistan.

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En bref

Résumé réalisé avec l’IA, validé par WE DEMAIN.

La révolution solaire mondiale ne se joue plus seulement en Chine ou dans les pays occidentaux : elle est portée par des pays en crise où les citoyens se sont équipés massivement pour échapper aux coupures de courant et à des factures insoutenables. Au Yémen, plus de 50 % des foyers fonctionnent désormais au solaire (Banque mondiale, 2022). Au Pakistan, le solaire est passé de 6,6 % à 18,8 % du mix électrique entre 2022 et 2025 (Ember). Au Liban, la capacité installée a été multipliée par 15 entre 2020 et 2024. En Afrique du Sud, les toitures solaires sont passées de 983 MW à plus de 7 300 MW en trois ans et demi. À Puerto Rico, le solaire en toiture couvre 10,3 % de la consommation depuis l’ouragan Maria. La transition énergétique du XXIᵉ siècle s’écrit par le bas, panneau par panneau.

Pendant qu’en Europe et aux États-Unis on débat des programmations pluriannuelles de l’énergie, ailleurs sur la planète, le photovoltaïque s’installe sans attendre les politiques publiques. Pas par conviction climatique, ni par audace technologique : par pure nécessité. Coupures à répétition, factures multipliées par deux ou trois, ouragans destructeurs, guerres, État défaillant… À chaque fois, le même réflexe : les citoyens montent sur les toits et installent eux-mêmes leur petite centrale.

Cette “révolution par le bas” est un phénomène nouveau, rendu possible par l’effondrement des prix des panneaux chinois, divisés par cinq entre 2022 et 2024 selon le think tank Ember. Et cela change tout : pendant que les méga-projets d’État (Chine, Inde, Émirats) font les gros titres, c’est en réalité dans les pays en crise que se joue la transformation la plus rapide.

1. Yémen : le cas extrême

C’est probablement le pays au monde où la part du solaire dans les foyers est la plus élevée. Depuis le début de la guerre civile en 2015, le réseau électrique yéménite s’est effondré. Selon des images satellites compilées par la Banque mondiale, environ 55 % des infrastructures électriques du pays présentent des dommages, et 8 % sont totalement détruites. Résultat : selon l’IFC (International Finance Corporation), plus de 50 % des foyers yéménites utilisent le solaire comme principale source d’électricité. Dans la ca

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