Océan en crise : l'UNOC 2025 a-t-elle tenu ses promesses ?

Un baleineau jouant à la surface de l'eau. - © Craig Lambert Photo / stock.adobe.com

Publié le par Florence Santrot

L'essentiel

Résumé par l’IA, validé par la Rédaction.

  • La Conférence des Nations unies sur l’Océan 2025, organisée à Nice, a rassemblé un nombre record de 12 000 participants venus de 175 pays, avec un objectif clair : accélérer la protection des écosystèmes marins face à la surpêche, à la pollution plastique et à l’exploitation minière en haute mer.
  • Le sommet a marqué un tournant symbolique avec l’adoption du Plan d’action de Nice, 800 engagements volontaires à la clé, et des annonces fortes, comme la création de la plus grande aire marine protégée au monde ou le soutien renouvelé au traité BBNJ sur la haute mer.
  • Si les avancées sont réelles, elles restent fragiles : un moratoire sur l’exploitation minière porté par 37 pays, un appel en faveur d’un traité contraignant contre les plastiques… mais encore peu de décisions juridiquement contraignantes pour garantir une protection durable.

Organisée tous les quatre à cinq ans, la Conférence des Nations unies sur l’Océan (UNOC) est le principal rendez-vous diplomatique mondial pour coordonner la protection des mers. Elle vise à concrétiser l’objectif de développement durable n°14 (ODD14) : “Conserver et exploiter durablement les océans, les mers et les ressources marines”.

En juin 2025, pour sa troisième édition, l’UNOC a pris ses quartiers à Nice. Ce fut le sommet le plus massif jamais tenu sur ce sujet : plus de 12 000 participants, 175 pays représentés, dont près de 60 chefs d’État et de gouvernement. Au cœur des discussions : la surpêche, les aires marines protégées, la pollution plastique, l’acidification des eaux, l’exploitation minière des grands fonds et les nouvelles alliances internationales pour la sauvegarde des écosystèmes marins.

Ce qui était attendu à l’UNOC 2025

À l’approche de la Conférence, les attentes étaient immenses. D’abord parce que les océans se trouvent à un point de bascule : surpêche, acidification, pollution plastique, exploitation minière des grands fonds, effondrement de la biodiversité... Les alertes scientifiques s'accumulent, et les engagements pris jusqu'ici n’ont pas suffi. Mais ce rendez-vous était l’occasion de donner à l’océan la place qu’il mérite dans les négociations climatiques et environnementales, ce qui n’a pas toujours été le cas.

Concrètement, la

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