Organisée tous les quatre à cinq ans, la Conférence des Nations unies sur l’Océan (UNOC) est le principal rendez-vous diplomatique mondial pour coordonner la protection des mers. Elle vise à concrétiser l’objectif de développement durable n°14 (ODD14) : “Conserver et exploiter durablement les océans, les mers et les ressources marines”.
En juin 2025, pour sa troisième édition, l’UNOC a pris ses quartiers à Nice. Ce fut le sommet le plus massif jamais tenu sur ce sujet : plus de 12 000 participants, 175 pays représentés, dont près de 60 chefs d’État et de gouvernement. Au cœur des discussions : la surpêche, les aires marines protégées, la pollution plastique, l’acidification des eaux, l’exploitation minière des grands fonds et les nouvelles alliances internationales pour la sauvegarde des écosystèmes marins.
Ce qui était attendu à l’UNOC 2025
À l’approche de la Conférence, les attentes étaient immenses. D’abord parce que les océans se trouvent à un point de bascule : surpêche, acidification, pollution plastique, exploitation minière des grands fonds, effondrement de la biodiversité... Les alertes scientifiques s'accumulent, et les engagements pris jusqu'ici n’ont pas suffi. Mais ce rendez-vous était l’occasion de donner à l’océan la place qu’il mérite dans les négociations climatiques et environnementales, ce qui n’a pas toujours été le cas.
Concrètement, la communauté internationale espérait que le sommet débouche sur :
- l’accélération des ratifications du traité BBNJ sur la haute mer,
- une coalition forte contre l’exploitation minière en eaux profondes,
- des engagements clairs vers un traité mondial cont