Tech-Sciences

À Londres, votre visage et votre paume de main remplaceront le ticket de métro

Par I Publié le 18 Octobre 2017

Pour limiter les files d'attente aux portiques, les passagers du métro londonien n'auront bientôt plus besoin de ticket ou de pass. Un nouveau système de billetterie à partir de la reconnaissance faciale et de l’analyse des veines palmaires y sera testé dès 2018.


Les portiques s'allumeront en rouge si l'utilisateur fraude. (Crédit : Cubic)
Les portiques s'allumeront en rouge si l'utilisateur fraude. (Crédit : Cubic)
Souriez, vous avez payé. La société américaine Cubic Transportation Systems, en charge de la carte de métro londonienne Oyster (équivalent du pass Navigo à Paris), est en train de développer un nouveau système de billetterie.
 
Dans les gares du futur, plus besoin de carte ou de ticket de métro. Vous validerez votre passage grâce à une borne permettant la reconnaissance faciale ou l’analyse des veines des paumes de votre main.
 
 "Avec cela, sans avoir à toucher quoi que ce soit, nous pouvons obtenir une lecture précise", explique Dave Roat, directeur de la stratégie chez Cubic, au magazine Wired.
 
En effet, les veines palmaires peuvent être scannées à distance et sont tout aussi uniques que les empreintes digitales. De plus, cela évite la saleté ou le dépôt de graisse sur les scanners. 

Éviter la foule aux portillons

Après avoir enregistrés leurs visages et/ou leurs paumes de main, les usagers passeront par un corridor sans aucune barrière physique. Ils seront identifiés grâce à la technologie baptisée "FasTrack" développée par l'entreprise Cubic, qui repose sur des caméras infra-rouges.
 
Selon l'entreprise, ces caméras évitent que les passagers ne fraudent. Par exemple en tenant une photographie devant leur visage. La technologie FasTrack permet également d'être identifié si on le souhaite grâce à son smartphone, connecté via Bluetooth. 

En cas de fraude, l'entreprise prévoit néanmoins de déclencher une alarme, voire d'alerter automatiquement des contrôleurs.

Des tests sont prévus en 2018 dans une station, dont le nom n'a pas encore été précisée. Dans un premier temps, le système se limitera au scan de la main ou du téléphone, car la reconnaissance faciale est encore trop imprécise selon ses concepteurs.
 
Outre les barrières technologiques, l’entreprise Cubic risque de se heurter à la méfiance des usagers, inquiets à l’idée de transmettre leurs données biométriques pour une simple carte de transport.

Car rien n'empêche que ces technologies soient un jour utilisées pour mieux surveiller la population, dans un pays qui comptent entre 4 et 6 millions de caméras de surveillance. Un record dans le monde occidental.













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