Biodéchets : la France ou l'inaction climatique
En France, on estime que 18 millions de tonnes de biodéchets pourraient être valorisés par an. Crédit : Daisy Daisy / Shutterstock. - © Shutterstock
Publié par Florence Santrot | Mis à jour le
À 100 jours de l’obligation de tri à la source des biodéchets, l’association Zero Waste alerte sur un retard majeur des mesures nécessaires pour respecter la législation.
La France avait 8 ans pour être prête et elle n’a rien fait ou presque. En termes de gestion des biodéchets, le pays est loin d’être prêt pour l’échéance du 1er janvier 2024. À cette date, la loi AGEC (Anti-Gaspillage pour une Économie Circulaire) imposera aux collectivités de proposer aux usagers, en particulier aux ménages, une solution de tri à la source des biodéchets (déchets alimentaires – type épluchures, viande ou poisson non consommé, etc/ – et des déchets verts comme l’herbe de tonte).
Le hic est que cette obligation – inscrite dans la loi depuis 2015 – reste très floue et peu contraignante. En conséquence, rares sont les communes – à peine plus de 800 – qui ont mis en place une réelle politique de gestion des biodéchets ou seront prêtes pour 2024. Pourtant, on estime que cela permettrait, chaque année, de détourner de l’incinération 12 millions de tonnes de biodéchets pour les orienter vers la méthanisation ou le compostage. Or les déchets représentent près de 5 % des émissions de gaz à effet de serre, selon le CITEPA.
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